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Dimanche 4 mai 2008
 

Lorsqu'elle quitta le service, Julie ne put s'empêcher de jeter un regard sur l'esplanade où Baur garait son 4x4. Celui ci avait disparu. Le froid avait cédé un peu de terrain... L'obscurité avait prit le relais. Elle s'emmitoufla dans une grande écharpe bleu nuit et se dirigea vers sa voiture.
Elle allait ouvrir la portière lorsqu'une idée complètement absurde au premier abord, germa dans son esprit. Le centre méthadone dépendait des urgences et de la réa... Il y avait un double des clefs à l'accueil des urgences... Julie repensa à l'attitude de Baur, à sa voiture abîmée...
- « Tu es complètement folle !! », se dit elle.
Elle fit machinalement tourner les clefs de la voiture dans sa main. Elle regarda sa montre. Elle était pour une fois relativement en avance. Il ne lui faudrait pas longtemps... juste quelques minutes...
- « Bon sang !, si Thomas apprend ce que je m'apprête à faire, il va m'incendier!! », se dit elle tout en souriant.
La curiosité et l'excitation avaient pris le dessus. Une dizaine de minutes plus tard, Julie introduisait la clef récupérée aux urgences dans la serrure de la porte donnant accès au centre méthadone. Personne ne l'avait remarqué aux urgences. Elles avait simplement prétexté un oubli dans son vestiaire. La pénombre la cachait des regards indiscrets. Lorsque la porte s'ouvrit, Julie eut un bref instant d'hésitation.
- « Aller ma grande !... tu t'es mise dans la merde!, maintenant faut assumer.... », murmura t elle doucement.
Un instant plus tard, elle refermait la porte derrière elle et allumait l'interrupteur de la salle d'attente.
Elle était déjà rentré dans le centre méthadone plusieurs fois, mais jamais dans ces circonstances. Elle repéra les bureau du psychologue, de Justine Pétard et de Paul Marchand. Le simple fait de penser à Paul lui noua l'estomac. Elle l'aimait bien, elle appréciait le collègue... L'imaginer entre la vie et la mort sur un lit de réa la révoltait.
- « Pourquoi Baur?... Pourquoi aurait il fait ça ?... Tout ça est aberrant ! », pensa t elle presque à haute voix.
Elle se dirigea vers le bureau de celui ci. Elle s'immobilisa quelques instants devant la porte du bureau, regarda la plaque apposée dessus. Elle fit tourner ensuite le trousseau de clefs et dégagea celle censée ouvrir le bureau de Baur. Elle n'alluma pas l'interrupteur afin que la lumière ne trahisse pas sa présence. La pénombre était importante et Julie ne laissa qu'un fin filet de lumière provenant de la salle d'attente afin de faciliter ses investigations.
Après quelques instants d'accommodation visuelle, elle découvrit le bureau de Baur
La pièce était de taille moyenne, avec au fond une baie vitrée par laquelle Baur l'avait observé cet après midi là.
La décoration y était relativement sommaire. Quelques papiers correspondant à des notes de service affichés aux murs sur un tableau de liège, quelques cartes postales, souvenirs de vacances, de ses collègues du centre méthadone. Sur le bureau, des piles de dossiers de patients, des stylos jetés négligemment des post it collés un peu partout..., deux tasses vides au fond desquelles avait séché une pellicule de café...
Julie était surprise, la négligence du bureau de Baur contrastait avec sa rigueur et son organisation lorsqu'il passait aux urgences ou lorsqu'il oeuvrait en réa...
Elle inspecta les feuilles placardées, les piles de dossiers en faisant attention à les remettre comme ils étaient, tenta d'ouvrir les tiroirs. Dans les deux de gauche, elle ne trouva que du matériel de papeterie... gommes, crayons,agrafeuse, trombones, etc.... Rien d'interressant ou susceptible de relier le propriétaire des locaux à l'accident de Paul Marchand et et à Nadine. Sur le côté droit du bureau, le tiroir du bas contenait des rangements pour classer des dossiers. Celui du haut était fermé à clef... Julie n'insista pas dans un premier temps et le laissa le temps d'explorer le reste de la pièce.
Au bout d'une quinzaine de minutes, Julie du se rendre à l'évidence. Elle n'avait rien trouvé. Elle revint vers le bureau et regarda à nouveau le tiroir fermé à clef. Comment l'ouvrir sans que cela ne se voit ?... Où Baur pouvait il ranger la clef en admettant qu'il la laisse dans son bureau ?
Elle décida de vider les trois pots à crayons afin de rechercher l'éventuel Sésame... De la poussière mêlée à des pelures de crayons se répandirent sur le bureau lorsqu'elle retourna les pots. Julie pesta en essayant de nettoyer ses bêtises. Un sourire illumina son visage. Deux petites clefs, unies par un petit anneau métallique, d'un format correspondant à la serrure, venaient de tomber sur le bureau. Julie s'en saisit et les inspecta. Elles semblaient identiques. Elle tenta l'une après l'autre de les faire tourner dans la serrure, mais sans résultat. La serrure n'était pas d'une grande solidité mais les clefs ne correspondaient pas. Le sourire de Julie disparu...
- « Merde ! C'était trop beau ! Trop facile ! », dit elle à voix basse.
Elle inspecta à nouveau la serrure... La forcer ne devait pas être bien difficile. Le seul impératif était de ne pas la casser.
Julie chercha quelques instants sur le bureau et prit un coupe papier susceptible de l'aide dans son entreprise.
Elle se mis accroupie face au tiroir. Pencha la tête sur le côté pour bien distinguer le crochet servant de verrou. Elle glissa la lame dans l'interstice et tenta de faire levier doucement.
Le crochet se souleva légèrement mais buta en final. Julie tendit l'oreille, à l'affût...Pas un bruit. Le silence était total. Elle accentua la pression de la lame. Le crochet était sur le point de libérer le tiroir. La lame pliait légèrement. Elle la poussa encore un peu plus, au risque de la casser... c'est alors que le verrou céda. Julie souffla. Elle avait chaud. Son coeur battait fort. Ses mains tremblaient légèrement.
Une fraction de secondes plus tard, sa poitrine et sa tête lui semblèrent exploser....
- « Y a quelqu'un?? », lança une voix d'homme, en provenance de la salle d'attente. La voix, forte, avait déchiré le silence.
Julie se figea un instant tétanisée. Puis elle se déplaça rapidement et sans bruit, accroupie, pour se cacher sous le bureau de Baur en attirant contre elle le fauteuil afin de renforcer son camouflage.
Le flux sanguin battait sur ses tempes. Elle essaya de contrôler sa respiration autant que possible.
- « Y a quelqu'un ?????!!! », répéta à nouveau la voix.
- « Yves ! Attends deux secondes je regarde s'il n'y a personne ».
Les pas se rapprochèrent. L'homme essaya d'ouvrir plusieurs portes, ne découvrant que l'obscurité. Puis il s'éloigna en direction de la salle de soins. Quelques instants plus tard, il se rapprocha du bureau de Baur.
- « Bon !!!Jean François !! tu viens???.... Ca caille dehors ! », lança l'autre.
- « Ouai ! Ouai !... J'arrive! Deux secondes! ».
Il s'approcha de l'entrée du bureau de Baur et poussa la porte doucement.
C'est à ce moment que Julie vit le coupe papier, posé au sol, à l'écart, à la vue du visiteur.
Elle se mordit les lèvres. Sa tête lui semblait sur le point d'exploser.
L'homme marqua le pas dans l'entrée, tentant d'accommoder sa vision à la pénombre. Il commença à s'avancer dans la pièce.
- « Bon !!! aller !! on va pas coucher là!!... Ces cons ont du oublier de fermer leur porte, c'est tout», lui cria l'autre.
- « Et la lumière aussi ??!!!... ».
- « Ben j'en sais rien moi !....tu vois quelque chose?? ».
- « Non.... ».
- « Bon ! Ben alors, on se tire !! ».
L'homme s'arrêta devant le bureau de Baur. Il n'était qu'à quelques dizaines de centimètres de Julie, paralysée par le stress. La pénombre était encore importante, et le visiteur n'avait pas prit la peine d'allumer les néons.
Après un dernier coup d'oeil autour de lui, il fit demi tour... Regagna la salle d'attente après avoir refermé la porte de Baur derrière lui, éteignit la lumière dans la salle d'attente et quitta le bâtiment...
Julie tremblait toujours... Elle resta bien encore cinq minutes, les sens aux aguets, l'oreille tendue en direction de l'entrée. Elle poussa ensuite aussi doucement que possible le fauteuil vers l'avant et entreprit de sortir de sa cachette. Ses jambes la portaient à peine. Après avoir vérifié que ses visiteurs étaient bel et bien partis, elle se dirigea à nouveau vers le tiroir qu'elle avait forcé quelques instants plus tôt. Elle n'osa pas rallumer la lumière. Ses yeux scrutaient l'intérieur du tiroir à la recherche d'indices. Des papiers encore, quelques articles de papeterie, et... soudain, elle sentit quelques chose de dur sous ses doigts. La forme rectangulaire et froide se révéla être un cadre de petit format. Celui ci était entouré d'un élastique avec une enveloppe pliée en deux...
Julie s'en saisit et décida de se diriger vers les toilettes du centre méthadone. Là, la lumière ne pourrait pas attirer l'attention de curieux.
Elle se rendit aux toilettes, et referma la porte derrière elle.
La lumière inonda la petite pièce la faisant grimacer.
Julie ôta l'élastique.
Il y avait une photo dans le cadre... Une jeune femme...
- « Mon dieu...! Mais c'est Nadine !! » lâcha-t-elle avec une voix plus haute qu'elle ne l'aurait souhaité.
Après avoir inspecté la photographie plus attentivement, elle se rendit compte de son erreur. La jeune femme représentée dessus n'était pas Nadine, mais elle était toute aussi jolie, avait les traits fins également, et la même chevelure blonde. La ressemblance était frappante...troublante....
Elle cala le cadre sous son bras et ouvrît ensuite l'enveloppe. Celle ci n'était pas collée. Ce qu'elle découvrit à l'intérieur la fit frémir.... Les noms de Paul et de Nadine y était inscrits, ainsi que leurs adresses et numéro de téléphone...quelques chiffres également, et des annotations qu'elle ne su déchiffrer.
Julie replia le tout. Remit l'élastique tout autour, et regagna discrètement le bureau de Baur. Elle rangea l'ensemble dans le tiroir, et s'assit quelques instants sur le fauteuil du médecin. Cette fois ci il n'y avait plus de doutes... Baur était bien lié à toute cette histoire, et il était également sûrement responsable de l'accident de Paul et de la disparition de Nadine...
- « C'est une histoire de dingue !!... », murmura t elle doucement.
Elle ne comprenait pas la finalité de tout ça...Il lui manquait des éléments, notamment l'identité de la jeune femme sur la photographie. Elle ressemblait énormément à Nadine...Cette ressemblance ne pouvait être fortuite...
Julie regarda sa montre...
- « Merde !!! ».
Cela faisait une heure qu'elle était entrée dans le bâtiment. Au même instant, son téléphone portable se mit à vibrer. Elle le sortit de sa poche et consulta l'historique. C'était Thomas. Celui ci devait commencer à s'inquiéter. Elle referma tant bien que mal le tiroir de Baur en s'aidant à nouveau du coupe papier qui avait failli la trahir.
La lame plia à nouveau, le verrou se remit en position. Elle rangea ensuite les quelques éléments qu'elle avait déplacé en essayant de les remettre dans leur position originelle.
Julie regarda par la baie vitrée. La nuit avait enveloppé tout l'hôpital. Personne ne traînait dans les coursives. Elle regagna l'entrée, scruta au dehors, à l'affût du moindre mouvement.
Le vent glacial s'engouffra à l'intérieur et l'enveloppa. Elle frissonna. Elle referma la porte du centre méthadone et rangea la clé dans sa poche. Elle la remettrait en place le lendemain. Personne ne devrait s'apercevoir de la disparition du double dans l'intervalle. Julie posa son regard sur les urgences de l'autre côté de l'allée. La lumière blafarde de l'accueil étendait un léger halo de luminosité tout autour de l'entrée piéton. Elle frissonna à nouveau, resserra son col avec son écharpe et se dépêcha de regagner sa voiture tout en sortant son téléphone...

49

                                                               La cigarette écrasée vint rejoindre la dizaine d'autres au fond du gobelet en plastique, pour se noyer dans un reste de café. Il était 19h... cela faisait déjà plusieurs heures que la voiture blanche était stationnée devant le domicile de Ludovic Bressan. Kérouec et Poulard s'étaient rendu au domicile de Ludo. Mais en l'absence de celui ci, ils avaient pris la décision de l'attendre, et de surveiller les allers et venus...
- «Yann ! Tu veux pas jeter ce putain de gobelet ?... Ca pue dans la bagnole !...J'ai limite la gerbe ! », lança Poulard, tout en regardant le journal qu'il avait emmené.
Kérouec posa son regard sur le gobelet.
- «Hum !?...Ah oui! S'cuses moi...je vais aller le jeter ».
- « Tu devrais diminuer la clope Yann... Je sais je suis pas ta mère...Mais bon!...le « crabe » va finir par te bouffer... ».
Kérouec sourit légèrement.
- «Mourir de ça ou d'autre chose !...faut bien mourir de toute façon !! », répondit il sur un ton ironique.
- «Ouai ! Enfin il y a plus gai quand même !... Moi je me verrai bien casser ma pipe au lit avec une superbe nana!... D'ailleurs, la secrétaire de la méthadone m'a donné pleins d'idées ! ... Je crois que je vais y retourner... ».
- « Jean Louis ! T'es vraiment qu'une bite sur pattes !... Mais dans le fond t'as pas tort ».
Kérouec saisit les gobelets empilés remplis de restes de café et de cigarettes, ainsi que les emballages des sandwichs qu'ils avaient avalés quelques minutes auparavant. Il sorti du véhicule en dépliant douloureusement son dos.
Il se dirigea ensuite de l'autre côté de la rue en direction de la poubelle.
Jean Louis était un « obsédé du cul », mais c'était également son ami. Il enviait quelque part son détachement et sa légèreté. Les visages de sa femme et de sa fille apparurent devant ses yeux. Ses lèvres se pincèrent. Quelle était sa vie aujourd'hui?...Il était seul, avait eu quelques relations sans lendemain...Il n'avait d'ailleurs pas cherché à les prolonger. Il s'était noyé dans son boulot....
C'est en regagnant la voiture, qu'il le vit... Ludovic Bressan était là !... A une trentaine de mètres de lui. La nostalgie et la lassitude quittèrent immédiatement Kérouec. Celui ci, les sens en alerte avait retrouvé en une fraction de seconde l'instinct du chasseur.
Ludo marchait d'un pas lent sur le trottoir tout en cherchant ses clefs au fond de la poche d e sa parka. Il avait attendu Nadine toute l'après midi, espérant que celle ci allait refaire surface...Mais en vain...
Kérouec ne quittait pas le jeune homme des yeux et se dirigeait rapidement vers la voiture. Poulard, assis côté passager, perçu son regard en levant le nez au dessus de son journal. Il jeta celui ci immédiatement à ses pieds tout en tournant les yeux dans la direction que lui indiquait Kérouec.
Il sortit du véhicule lui aussi.
Ludo venait de composer le code d'entrée de son immeuble. Il pénétra à l'intérieur. La porte ne se referma pas. Ludo se retourna inconsciemment lorsqu'une main ferme lui saisit le bras.
- « Monsieur Bressan ?... Monsieur Ludovic Bressan?... », lui demanda Kérouec le ton ferme.
- « Hey !!...Qui êtes vous ???.... Lachez moi !!... », rétorqua Ludo tout en essayant de retirer son bras de la prise de Kérouec.
- « Pas de panique Monsieur Bressan...Nous sommes de la police ! ».
Dans la foulée, Poulard présentait sa carte barrée du drapeau tricolore.
Ludo l'examina puis se calma.
- « Nous avons quelques questions à vous poser... Au sujet de votre présence sur certains lieux autour desquels nous enquêtons... Pouvons nous aller chez vous? Ou préférez vous nous suivre au commissariat? ».
Ludo marqua le coup. Son visage, déjà marqué par une nuit sans sommeil, s'était creusé encore un peu plus en quelques instants. Il était fatigué. Fatigué de toute cette histoire dans laquelle lui et sa meilleure amie avaient été entraînés bien malgré eux.
- « Allons chez moi.... », répondit doucement Ludo. Sa soeur était absente ce soir là. Elle passait la nuit chez une amie. L'appartement était libre.
- « Ok !... Nous vous suivons... ».

50

                                                 Le coeur de Paul Marchand cessa de battre à 18h46...
                                                 Le médecin, au bout de quarante minutes passées avec deux infirmières à tenter de le réanimer, sans succès, du se résoudre à arrêter la procédure. Jean Pierre Klerman était médecin réanimateur depuis plus de quinze années. Mais il ne s'était jamais habitué à ce qu'il allait devoir faire... Affronter la famille d'un patient qu'il n'avait pu ramener dans le monde des vivants... L'agitation des dernières minutes fit place à un silence et à une inactivité pesante. Les deux infirmières étaient éprouvées elles aussi...
Klerman sortit dans le couloir, et se dirigea vers les parents de Paul. Monsieur Marchand était blême, épuisé par les dernières heures passées au chevet de son fils. Il avait encore la force de soutenir son épouse dont le regard cherchait la moindre lueur d'espoir ou de réussite dans celui du médecin s'approchant d'eux. L'instant d'après elle tombait à genoux, le visage entre ses mains retenue tant bien que mal par son mari...
Klerman avait annoncé le décès de Paul avec la voix la plus calme possible, mesurant chacun de ses mots, tentant de rendre l'inconcevable apaisant. Il savait cette annonce importante pour les familles mais ne se leurrait pas non plus sur les limites de son action. Il sortit ensuite quelques instants pour griller une cigarette devant l'entrée de la réa... Une de trop pensa t il... Comme trop souvent...

51

                                                  Nadine rouvrit à nouveau les yeux...
                                                  D'épuisement et sous l'effet des drogues que lui avait injecté Baur, elle avait à nouveau sombré dans une sorte d'univers parallèle et dans un sommeil agité. La pénombre était toujours présente... Envahissante, enveloppante...Il lui fallut quelques instants pour retrouver une conscience à peu près normale. L'effet des médicaments s'était estompé doucement, ne lui laissant que des céphalées et une sensation d'avoir la bouche cartonneuse. Elle avala difficilement sa salive. Elle se figea soudainement. Un rai de lumière encadrait la porte de sa geôle.
Baur !!
Etait ce lui?
Nadine se mit à trembler de tout son corps tout en se recroquevillant sur elle même.La porte resta close. Un bruit sourd, atténué par l'isolation de la pièce parvint à ses oreilles. Il y avait quelqu'un. Elle se trouvait à priori dans une cave... Peut être que quelqu'un pourrait l'entendre ?... Mais comment attirer l'attention, bâillonnée, encharnée, mains dans le dos ?... Son coeur s'emballa. Son cerveau, encore cotonneux se mit à fonctionner à plein régime... Ses yeux scrutaient avidement l'obscurité autour d'elle.

A SUIVRE...

publié dans : Roman par Cyril Poujoulat
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