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  • : Cyril Poujoulat
  • cyrilpoujoulat
  • : Homme
  • : 14/09/1970
  • : Paris 75015
  • : Cadre IDE formateur depuis plus de 4 ans, j'ai souhaité au travers de ce blog, faire profité les ESI de cours, infos, exercices d'application de prescriptions médicales, et remarques, sans langue de bois!!

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Lundi 18 février 2008
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par Cyril Poujoulat publié dans : Humeurs
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Jeudi 14 février 2008
Tout simplement parce qu'on me la chantait quand j'étais gosse et que je l'ai régulièrement chanté (plus ou moins juste!) à mes enfants...
Un peu de douceur dans un monde de brute....
par Cyril Poujoulat publié dans : MUSIQUE
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Jeudi 14 février 2008

Bonsoir à tous !!!

Bonne tranche de rigolade cet après midi, même si certains avaient des têtes de déterrés en sortant de l'ascenseur coincé !!
Mais quelle idée ont ils eu de vouloir s'entasser à 7 dans le petit ascenseur de notre IFSI ???
Un pari?, un délire?, l'attrait de la promiscuité?, la hâte de venir passer leur deuxième TP d'AFGSU 2?....
Toujours est il que 7 d'entre vous ont passé une bonne demi heure coincés dans l'ascenseur avec en tout et pour tout un filet de 2 ou 3 cm d'air frais, les portes étant quasiment fermées !! et le deuxième étage de l'IFSI chauffé comme un four à tandoori ... Tout celà bien évidemment sous l'oeil goguenard de leurs collègues et sous le regard amusé des formateurs qui venaient de prendre l'ascenseur juste avant !
Le point culminant a été lorsque le seul garçon présent, probablement éreinté par la chaleur et les supliques de ses collègues féminines ("Mais fais quelques chose !!!... "), s'est mis lui aussi à tenir des propos quasi incohérents. J'ai eu l'impression que l'on avait Jean Claude Van Damme dans l'ascenseur, en plein trip existentiel !!!
Tout celà s'est arrangé au bout d'une demi heure avec l'arrivée du technicien qui, en trois secondes chrono a libéré les infortunés prisonniers.
Tout celà s'est heureusement terminé sans encombres et tout le monde est ressorti sain de corps (et peut être d'esprit).
Une chose est sure, et c'est pas Jean Claude qui me contredira.... Restez AWARE !!!

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par Cyril Poujoulat publié dans : Humeurs
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Dimanche 10 février 2008
Bonjour à tous !!!

Le blog a franchit la barre des 5000 connections....
Tout simplement merci de votre fidélité !

A+
par Cyril Poujoulat publié dans : Humeurs
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Dimanche 10 février 2008
par Cyril Poujoulat publié dans : MUSIQUE
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Samedi 9 février 2008

Lorsque le véhicule du Samu arriva sur les lieux, quelques minutes seulement, après avoir été contacté par les pompiers déjà présents, la zone avait été balisée, la circulation arrêtée, les nombreux passants tenus à l'écart par les forces de police appelées en renfort.
Nadine ne voyait plus rien, n'entendait plus rien. Elle ne réagissait ni aux flocons qui lui couvraient le visage, ni à la morsure du froid. 
Un des pompiers l'avait faite asseoir sur le marche pied du VSAB. Elle n'avait pas voulu rentrer à l'intérieur. Son regard était fixé sur l'endroit où les sauveteurs s'acharnaient à sécuriser et à réanimer Paul.
Celui ci, outre les multiples blessures probables, était en arrêt cardiaque. Cela faisait déjà plusieurs minutes que deux pompiers le massaient à tour de rôle pour tenter de faire repartir son coeur.
Lorsque le médecin du Samu arriva à la hauteur de Paul, le sous- officier des pompiers lui transmit rapidement les données déjà en sa possession. L'infirmière et l'externe en médecine prirent le relais pendant que l'ambulancier installait le défibrillateur.
Nadine les regarda, anxieuse. Ses mains glacées étaient crispées sur la couverture de survie qui l'enveloppait.
Au bout d'une quinzaine de minutes, l'agitation attira son attention. L'équipe du Samu avait réussi à relancer la pompe cardiaque. L'obsession du médecin réanimateur était désormais simple: stabiliser l'état de son patient pour pouvoir le transférer dans la réa polytraum. la plus proche. 
Le sous officier des pompiers et le médecin discutèrent un long moment. Ils se dirigèrent ensuite vers Nadine.
Celle ci était livide. Son coeur lui sembla lâcher lorsqu'elle les vit s'approcher d'elle. Elle redressa lentement le visage vers ses interlocuteurs.
- « Mademoiselle.... ». 
- « Oui... », répondit- elle d'une voie quasi inaudible. 
- « Je suis le Dr Jonière... C'est moi qui me suis occupé de votre ami... C'est bien votre ami? ». 
- « Oui... C'est mon fiancé... », répondit elle. Le nommer ainsi lui était venu naturellement.
- « Mademoiselle... Votre ami souffre de multiples fractures, d'un traumatisme abdominal et d'un traumatisme crânien sévère... Son coeur s'est arrêté... Nous avons grâce au massage cardiaque réussi à le relancer, mais nous n'avons aucune idées des séquelles éventuelles. Je me dois d'être honnête avec vous... Son état est extrêmement préoccupant... Nous venons tous juste de le stabiliser pour pouvoir l'évacuer... Vous ne pourrez pas venir avec nous, mais j'ai vu avec les policiers présents... Ils vous accompagneront... L'auteur de l'accident ayant prit la fuite, je pense qu'ils auront également des questions sur ce que vous avez pu voir... ».
- « Merci docteur... Je comprends... Paul est infirmier... ».
- « Vous travaillez à l'hôpital ? ».
- « Oui........ Je suis élève infirmière..... ».
- « je suis navré... sincèrement. Nous en saurons plus à l'hôpital... ».
Les policiers présents sur place se révélèrent particulièrement attentionnés. La femme, presque aussi jeune que Nadine la prit par l'épaule pour la conduire jusqu'au véhicule de patrouille pendant que ses deux collègues terminaient de rédiger le compte rendu et de communiquer par radio les informations recueillies.
Le trajet se fit sans un mot... Nadine fixait les lumières de la circulation et de la nuit parisienne, pensive. Comment en était elle arrivée là?... Comment l'homme qu'elle aimait comme aucun autre pouvait il l'abandonner... là... maintenant...
Les policiers la déposèrent devant le service de réanimation... Le brigadier chef, bien conscient du choc enduré par la jeune femme prit ses coordonnées...
- « Nous n'allons pas vous embêter ce soir mademoiselle... Cependant, je vous demanderai de passer au commissariat demain en fin de matinée. Nous avons des questions à vous poser.... Ça ira? ».
Nadine s'extirpa comme engourdie, hors du véhicule... Le gyrophare l'éblouissait.
Elle hocha la tête, l'air hagard, pivota et s'engouffra dans le hall lugubre et froid.
Après s'être présentée à l'accueil, elle apprit que Paul avait été transféré directement au bloc... Elle s'assit sur une chaise en plastique, regarda autour d'elle. Les murs étaient plus gris que blancs, quelques cadres représentant des copies de peintures impressionnistes tentaient vainement d'égayer les lieux. A l'accueil, l'aide soignante, visiblement fatiguée et blasée baillait à s'en décrocher la mâchoire...
Nadine prit son portable... Il était 23h30... Ludo...
Elle composa le numéro de son ami après avoir hésité quelques instants... La peur de déranger... Et puis, elle avait des scrupules à le mêler à toutes ces histoires.
La voix du jeune homme dans l'appareil lui fit un bien fou. Elle ne pu retenir ses larmes...
Une heure plus tard, les parents de Paul Marchand se présentèrent à l'accueil. Nadine, les entendant se présenter, se leva et se dirigea vers eux. Le père de Paul la remarqua aussitôt.
- « Vous... Vous êtes Nadine?.... », lui demanda t il doucement.
- « Oui monsieur... Paul... Il est au bloc... ».
La mère de Paul vînt la prendre dans ses bras.
- « Ma pauvre petite... Venez... Asseyons nous... ».
Ils restèrent ainsi cinq heures, assis, à attendre, l'atmosphère du hall emplie de leurs silences, lourde de leur peine.
Ce n'est que vers 6h qu'un médecin vînt enfin les voir. Son visage était fermé. Ses traits tirés par une nuit de garde au bloc...

 

                                                                      36

 

                                                      Il était trois heures trente lorsque la sonnerie du téléphone retentit dans la petite chambre. L'homme grogna, pesta, puis se redressa contre son oreiller en se frottant le visage. Yann Kérouec avait du mal à émerger... 
La soirée s'était éternisée près des carrières. Poulard et lui avaient passé de longues heures, dans l'obscurité et le froid, à la lueur des projecteurs et des lampes électriques dans l'espoir de trouver quelques indices. Son dos était endolori et sa gorge irritée. Le deuxième corps avait été remonté l'avant veille par les pompiers. L'état de décomposition de celui ci n'avait pas permit de l'identifier, mais il semblait avoir subit les mêmes sévices. Après un examen plus approfondi, les actes de torture s'avéraient manifestes. Précis... attentionnés... impitoyables...
- « Allo... », dit il tout en baillant.
- « Yann !?... C'est Jean Louis.... Ça va tu décolles? ».
-  « Super drôle vieux !!... J'aurai plutôt tendance à plonger... Putain... On est trop vieux pour ces conneries... J'suis crevé... Bon ! Quoi de neuf à l'institut médico légale ?? ».
- « Ben écoutes... Pour l'instant pas grand chose... Le deuxième corps est inutilisable. Il a séjourné bien trop longtemps dehors. Le décès remonterait à environ trois mois. Le légiste à commencer à me bassiner avec ses histoires de larves de mouches et autres détails dégueux, mais j'ai coupé cours... Pour ce qui est du corps d'Alexia Leforêt, le légiste confirme le viol...ou plutôt les viols. La pauvre fille en a vu de toutes les couleurs. Elle a été forcée de multiples manières... Enfin, je te passe les détails sordides... Aucune traces de sperme... Ce salopard est prudent. Il s'est protégé. Autres petit détail chiant... Le corps a été lavé avant d'être balancé, donc à priori, on n’aura pas de traces d'ADN... ».
Kérouec lui coupa la parole. Il avait allumé la lampe de chevet et s'était allumé une cigarette.
- « Bon Jean Louis... Hormis les mauvaises nouvelles, t'as rien d'autre?? ».
- « J'ai pas fini !... Laisses moi terminer, je t'ai gardé le meilleur pour la fin... Le légiste a commencé ses examens. Pour l'instant il n'y a pas de révélation évidente, si ce n'est que le produit utilisé pour la nettoyer a parlé. C'est un détergent particulièrement actif, utilisé le plus souvent pour désinfecter des surfaces, notamment dans les hôpitaux... Le produit n'est pas encore identifié complètement, mais il y a de bonnes chances pour que l'on ait son identification complète d'ici demain soir ».
Kérouec ne répondit pas... Son esprit fonctionnait rapidement. Faire les liens... Trier les hypothèses... Orienter la traque. Il tirait machinalement sur sa cigarette tout en se faisant couler un café.
- « Yann ?... Tu m'écoutes ? », lui lança Poulard moitié agacé.
- « Ouai ma poule !... Je réfléchissais... Dis moi, Leforêt, elle avait été suivie dans un centre de méthadone à l'hosto je crois, non ? ».
- « Oui, t'as raison ! », lui rétorqua Poulard.
- « Dis moi Jean Louis... Ça fait beaucoup de choses qui nous ramènent vers l'hôpital... Tu te rappelles des autres toxicos retrouvés... Ils étaient eux aussi suivi à l'hosto dans un centre de méthadone... J'avais pas fait le rapprochement, mais ils étaient tous suivis dans le même hosto... Alors, ton histoire de détergent, ça me questionne... ».
- « Ouai! J'y ai pensé moi aussi... Sauf que les autres sont morts d'overdoses... Hommes et femmes confondus... ».
- « Humm ! Pourquoi s'est il amusé avec ces deux là... Je ne sais pas... Mais je pense qu'il faut que l'on explore cette piste... Il va falloir que l'on aille faire un tour à l'hôpital... ».
- « Cool ! Hey Yann, s'il y a des jeunes et jolies infirmières, je me charge des auditions !! », lança Poulard en ricanant. 
Kérouec prit congés de son collègue et raccrocha le téléphone.
Il s'adossa contre l'oreiller en rallumant une autre cigarette et repensa à toute l'affaire. Les choses se compliquaient. Les nouvelles informations, les corps des deux femmes retrouvées, l'absence de traces, ... Tout cela orientait la piste vers un individu organisé, à priori intelligent, extrêmement prudent. Homme ou femme... Kérouec ne savait pas encore... Ne pas fermer de portes... Cependant, il imaginait mal une femme capable d'infliger pareils sévices... Le regard d'Alexia Leforêt lui revînt à l'esprit... Imperceptiblement, il frémit...

 

                                                                     37

 

                                                       Embarrure, multiples fractures de côtes, hémopneumothorax, rupture de rate, syndrome hémorragique... Le listing des pathologies diagnostiquées chez Paul semblait ne pas avoir de fin... Celui ci avait fait un autre arrêt cardiaque sur la table d'opération du bloc de neuro chirurgie. Mais il avait été une fois de plus récupéré. Paul s'accrochait désespérément à la vie... Son état avait été stabilisé après de multiples transfusions et traitements. Le médecin réanimateur qui s'adressait à Nadine et aux parents de Paul ne voulait cependant pas leur laisser de faux espoirs. L'état était jugé critique, les séquelles cérébrales non évaluables pour l'instant... Les deux prochaines nuits seraient déterminantes.
Les parents de Paul proposèrent à Nadine de venir avec eux, mais celle ci refusa poliment. Ils sortirent ensembles du bâtiment. Nadine les quitta pour aller prendre un peu de repos. Dehors, les sols étaient d'un blanc presque irréel. Les averses de neiges de la nuit s'étaient calmées. Seuls quelques flocons virevoltaient encore dans l'air glacial. Il faisait encore nuit. Quelques personnels de veille de l'hôpital vaquaient à leurs activités, pendant que les gyrophares des voitures, de leur relève, illuminaient l'entrée de l'hôpital...
Nadine trembla légèrement sous la morsure du froid. Dans la précipitation, elle avait oublié de prendre le moindre manteau. Elle enfonça ses mains dans ses poches et se dirigea prestement vers le métro le plus proche. Son corps fonctionnait tel un automate. Comme si une sorte de « pilote automatique » lui permettait de réagir malgré le poids de ses pensées. Son esprit était au côté de Paul, en réanimation... Le médecin n'avait pas souhaité autoriser de visites cette nuit, l'état de Paul étant jugé trop incertain. Elle pourrait venir le voir plus tard. Le temps de se doucher, de manger quelque chose, en admettant que son estomac accepte de le garder, d'aller voir les flics pour la déposition, et elle pourrait retourner auprès de lui.
Les parents de Paul étaient âgés, fatigués et profondément bouleversés par les évènements. Nadine avait cependant énormément apprécié le soutien mutuel qu'ils avaient su échanger sans s'être jamais vus...
Après avoir longé la file de véhicules qui attendait de pouvoir rentrer dans l'hôpital, elle traversa le boulevard pour gagner la bouche de métro. Elle ne vit pas le véhicule sombre au pare brise étoilé la dépasser, et qui l'avait suivi au pas dans l'hôpital.
Epuisée, elle se dirigea vers l'entrée du métro et disparu dans ses entrailles.
Une vingtaine de minutes plus tard, elle refit surface sur la place principale de son quartier. Son cerveau bouillonnait déjà depuis un moment. Elle revit tous les évènements, leur enchaînement, les questions. Ce qui était arrivé à Paul n'était pas un accident... Elle en était certaine, mais que dire à la police... Elle n'avait aucune preuve... Elle saisit son téléphone portable et envoya un mini message à Ludo pour lui relater le reste des évènements et ses réflexions. Elle avait hésité à l'appeler, mais s'était ravisée. Ludo avait besoin de dormir lui aussi. Ce qu'ignorait Nadine, c'était que Ludo ne s'était pas rendormi depuis son appel de début de nuit...
Lorsqu'elle arriva dans sa rue, elle sentit sa gorge se nouer... Les larmes roulèrent sur ses joues avant qu'elle n'ait eu le temps de s'en apercevoir. La rue était redevenue calme, comme si rien ne s'était passé. Seules quelques traces subsistaient à hauteur de l'accident. La voiture de Paul avait été enlevée... Quelques débris persistaient de ci de là, et puis du sable répandu sur le sol afin de recouvrir les traces de sang...
Nadine resta debout quelques minutes, immobile, à contempler le lieu où sa vie s'était à jamais modifiée. Elle prit son visage entre ses mains, puis , s'éloigna en direction de son immeuble. La nuit était encore noire... Le vent lui donnait l'impression de la transpercer. Son corps était gelé, endolori par la nuit passée...
Elle ne perçu pas la présence derrière elle... 
L'individu s'était déplacé sans bruit, à la faveur de l'obscurité. Il avait contourné le véhicule sombre pour se placer derrière la jeune fille.
Un craquement... Nadine se retourna machinalement
Le coup vint soudainement, avec une violence inouïe. Nadine sentit sa lèvre inférieure éclater en même temps que son visage partait sur le côté pour heurter le véhicule garé le long du trottoir. Dans un gémissement de douleur, la tête en feu, la vision trouble, elle tenta de se retenir au véhicule tout en essayant de repousser son agresseur. Le deuxième assaut lui coupa net la respiration l'obligeant à se courber, en avant. Ses jambes s'effacèrent... Ses genoux heurtèrent le sol. Son regard brouillé par le coup reçu et par les larmes, se porta sur la neige sur laquelle se répandait le sang provenant de sa bouche et sur les pieds de la personne qui l'avait frappé. Elle tenta en vain de soulever la tête...
Elle eut la sensation d'être soulevé... Un choc à nouveau, mais son cerveau cotonneux ne put en apprécier l'intensité...

 

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                                                     Ludo faisait les cent pas dans son appartement... Il était seul cette nuit là... Il avait vainement tenté de se recoucher après le coup de fil de Nadine, mais les évènements dramatiques de la soirée lui avaient ôté toute capacité à s'endormir.
Il avait essayé au moins dix fois de rappeler Nadine après avoir reçu le minimessage que celle ci lui avait envoyé en fin de nuit :
«  Paul vivant mais grave
c pas un accident
j'en suis sure
il a découvert qq chose à l'hosto
te rappelle en rentrant ». 
Ludo n'eut pour toute réponse que la messagerie vocale de Nadine. Progressivement, l'agacement fit place à l'inquiétude. Il composa en alternance son numéro de portable et son numéro de fixe. Mais dans les deux cas, le message d'accueil lui fît écho.
Vers huit heures, en même temps que le jour commençait à apparaître, Ludo se saisit de son jean, de ses chaussures, de sa parka, et s'habilla. Son amie ne manifestait plus aucun signes. Il lui fallait des réponses. Il se précipita hors de chez lui tout en attrapant au passage les clefs de la Fiat, posées sur le guéridon dans l'entrée.

 

                                                                          39

 

                                               Un battement de paupière... Une grimace... La douleur... Nadine ouvrit les yeux... Sa vision était quasi nulle... Sa tête lui donnait l'impression qu'elle allait exploser... Elle sentit ses cheveux sur son visage, le froid... ce n'est qu'ensuite qu'elle entendit la musique...
 “ Of our elaborate plans, the end… Of everything that stands, the end...”
Progressivement ses yeux s’habituèrent à la pénombre. Elle tenta doucement d’évaluer sa position et l’endroit où elle se trouvait. Elle était sur le sol, allongée, visiblement dénudée… dans une pièce sombre. Quelque chose semblait lui maintenir les poignets. Ses facultés de perception étaient altérées… Elle ferma quelques instants les paupières pour essayer de retrouver une certaine concentration. Elle avala sa salive… puis, gémit. La douleur s’était réveillée brutalement. Sa lèvre et sa mâchoire étaient douloureuses. Sa joue lui sembla gonflée…Mais à priori, ses dents n’étaient pas cassées. La deuxième sensation fut tout aussi désagréable… Un goût de sang et de terre lui emplit la bouche…
- « Bonjour Nadine… ».
Celle-ci sursauta. Les deux mots prononcés avec un calme parfait lui avaient fait l’effet d’une bombe.
Elle tenta de se redresser en prenant appuis sur ses mains, mais les forces lui manquèrent. Elle retomba le visage contre le sol.
Elle gémit à nouveau…
-« Cela ne te sert à rien. Si ce n’est à te faire mal. Et tu verras que je suis expert en la matière… », dit la voix, avec un ricanement contenu.
Cette voix… Nadine connaissait cette voix. Elle l’avait déjà entendu quelque part auparavant, mais elle était incapable dans l’immédiat d’en identifier le propriétaire. Une seule chose était certaine, c’était une voix masculine.
Elle se mit à rouler doucement sur elle-même pour regarder dans la direction d’où la voix avait surgi. C’est à ce moment là qu’elle comprit ce qui lui enserrait les poignets. Des chaînes… On l’avait enchaîné…Elle se rendit compte également qu’elle n’était pas nue, mais en sous vêtements.
La peur la submergea brutalement. Ses yeux fouillèrent la pénombre. C'est alors qu'elle le vit, sur sa droite, assis sur une chaise. Son interlocuteur enveloppé par l'obscurité semblait la contempler, l'évaluer. 
Nadine se concentra sur la zone où se situait son visage. Elle connaissait cette voix, elle l'avait entendu récemment... C'est alors que l'homme se pencha légèrement vers elle. Là, elle pu enfin distinguer les traits de son visage. L'expression de Nadine changea soudainement. Ses yeux s'écarquillèrent comme par refus de ce qu'elle venait de découvrir. L'incrédulité se lut dans son regard. Elle voulu crier...mais le son resta coincé au fond de sa gorge...Elle connaissait désormais l'identité de celui qui l'avait enlevé et terrorisée depuis des jours.
 
A SUIVRE...

par Cyril Poujoulat publié dans : Roman
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Vendredi 8 février 2008
par Cyril Poujoulat publié dans : MUSIQUE
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Vendredi 8 février 2008
par Cyril Poujoulat publié dans : MUSIQUE
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Mercredi 6 février 2008

Bonjour à tous !!

L'article "Etre infirmière" a suscité de nombreuses réactions...
Vous pouvez les consulter dans l'espace "commentaires" en bas de l'article... et en ajouter si vous le souhaitez.
Une newsletter spéciale sera diffusée samedi soir, en même temps que le nouvel épisode d'OD...
Bon courage... Que vous soyez ESI ou IDE... Accrochez vous !

 

par Cyril Poujoulat publié dans : Humeurs
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Lundi 4 février 2008
Bonsoir à tous !!!

Manque de temps ces derniers jours...
L'énigme du jeu concours de ce mois de février est enfin arrivée...

La voici:

Qu'y a t il d'inscrit sur le fronton sous la tour du clocher se trouvant dans le parc du "gorille", anciennement réputé pour ses chevaux et taureaux...?

La bonne réponse est à adresser sur ma boite mail : cpouj@free.fr 
Le premier ou la première gagnera comme d'habitude un petit présent.
Date limite : Vous avez jusqu'au 29 février...

Amusez vous bien !!
A+
par Cyril Poujoulat publié dans : CONCOURS
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Samedi 2 février 2008

par Cyril Poujoulat publié dans : MUSIQUE
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Jeudi 31 janvier 2008

Bonsoir à tous...!!

J'ai reçu aujourd'hui un mail que j'ai pris en pleine gueule...De par la dureté des propos, de par l 'émotion qu'il a suscité en moi et surtout de par la réalité de la situation décrite...J'en ai eu les larmes aux yeux...Pas de la pitié...Simplement de la tristesse devant les difficultés qui sont et seront les votres une fois diplômées. C'est l'article le plus difficile que j'ai eu à faire depuis que j'ai monté ce blog. Il m'a remué et je pense qu'il a, plus que tout autre, sa place dans cet espace de liberté... Je n'ai rien modifié si ce n'est deux ou trois fautes de français pouvant nuire à sa compréhension... Je n'ai pas corrigé les fautes d'orthographes... Ce n'était pas l'objectif... L'infirmière qui l'a écrit est quelqu'un de valeur pour moi, et je ne souhaite pas modifier son propos plus que ça....

Je vous laisse juger et méditer sur nos conditions de travail dont tout le monde s'accorde à dire qu'elles sont difficiles, mais que personne ne cherche à améliorer....

"Bonjour j'espère que tout va bien à l'ifsi.
On m'a conseillé de vous envoyé ça il parait que c'est parlant, perso j'ai écrit ça comme ça pour extérioriser. C'est pas super bien écrit mais si vous en avez l'utilité sur votre blog pour montrer comme c'est difficile d'être jeune diplomée...
A bientôt C...


Voilà,

Je profite d'un petit jour de repos pour écrire un peu car c'est difficile en ce moment.

Beaucoup de travail, beuacoup de sous effectif donc pas beaucoup de repos.

1 infirmière et 2 aides soignantes (certains jours) pour plus de 30 patients vous trouvez ça normal vous?

Moi non. Alors ces jours là je me transforme en boite à médicaments ou la dame blanche. Je m'explique... Tellement de choses, de soins à faire en quantité et de médicaments à donner le soir, l'après midi etc... et pas le temps de m'arreter plus de 2 minutes dans chaque chambre. Et quand j'entends certains dire: "l'après midi ya rien à foutre!!!" C'est malheureux, c'est pas ça mon métier, c'est pas ça que j'ai choisi... Donc je deviens comme la dame blanche je suis un fantome blanc qui passe limite en courant dans les chambres pour avoir le temps de tout faire.

C'est dur, pas facile tous les jours de relativiser la vieillesse. Les coups, les insultes.... les immobiles. C'est certainement ces derniers qui sont les plus durs à gérer. Pas de communication ni verbale ni physique, juste manger dormir et encore.... Comment nous traitera t on lorsque l'on sera vieux? Bonne question?

Certains jours c'est déprime avec les patients... Que dire à une grand mère de 85 ans dans son fauteuil roulant et qui pleure, inconsolable et répétant sans cesse : "Mes filles me manque elles ne sont pas venues depuis longtemps..." Les sanglots de cette femme font mal, je ne sais pas quoi répondre, j'ai juste envie de pleurer avec elle et de la consoler le mieux possible en lui donnant du temps. Ce temps que je n'ai pas....

C'est dur d'être diplomée, c'est dur la gériatrie...."


par Cyril Poujoulat publié dans : Humeurs
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Jeudi 31 janvier 2008
Bienvenue à la 28 ème abonnée à la newsletter !!
par Cyril Poujoulat publié dans : Humeurs
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Jeudi 31 janvier 2008
Bonjour à tous...!!

Vous avez été très nombreux ce moi ci à jouer au jeu concours... Vous avez tous trouvé une des quatre bonnes réponses possibles. Seulement voilà, c'est également une course de rapidité car seul le premier gagnant remporte le prix....
La solution était donc :
   35              46                    64                             53
7182          7182                2817                        2817
   46               35                    53                             64

Le gagnant va recevoir ce soir ou demain un mail de confirmation et pourra venir récupérer son prix dans mon bureau.
Le prochain jeu concours devrait apparaître sur le blog ces prochains jours.... Soyez vigilants, rapides et astucieux !!!!
A+
par Cyril Poujoulat publié dans : CONCOURS
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Samedi 26 janvier 2008
par Cyril Poujoulat publié dans : MUSIQUE
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