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  • : Cyril Poujoulat
  • cyrilpoujoulat
  • : Homme
  • : 14/09/1970
  • : Paris 75015
  • : Cadre IDE formateur depuis plus de 4 ans, j'ai souhaité au travers de ce blog, faire profité les ESI de cours, infos, exercices d'application de prescriptions médicales, et remarques, sans langue de bois!!

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Dimanche 2 décembre 2007

 



 



 






Une des plus belles ballades que je connaisse...
A une époque, je l'écoutais en boucle...

 

par Cyril Poujoulat publié dans : MUSIQUE
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Dimanche 2 décembre 2007
Le Boss.....

 

par Cyril Poujoulat publié dans : MUSIQUE
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Samedi 1 décembre 2007
Bonsoir à tous !!!

Hier étudiants en soins infirmiers... Aujourd'hui, IDE....
L'IFSI se distingue.
C'est votre victoire.
Un peu la notre également.
Une joie commune, et une pensée pour ceux qui nous rejoindrons un peu plus tard....
Vos projets bouillonnent... Installation, projets professionnels, voyages, vie de couple.... Nous avons eu l'occasion d'en discuter avec vous vendredi après midi. Flashback perso... Il y a douze ans...déjà !...Ca fiche un coup de vieux !!!
Un dernier mot.... n'oubliez jamais par où vous êtes passés ! (je sais ! je vous l'ai déjà dit !!....Mais c'est fondamental...).
J'en rajouterai un dernier qui permet toutes les espérances...: Timshel....Pour comprendre sa signification, lisez A l'Est d'Eden de Steinbeck...
A bientôt. Et cette fois ci, sur le terrain.
par Cyril Poujoulat publié dans : Humeurs
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Samedi 1 décembre 2007

                                         Elle sentit ses jambes se dérober sous elle et n’évita la chute qu’en s’agrippant aux montants du mur. Tout en reprenant peu à peu son équilibre, elle fut prise de hauts le cœur. Nadine tremblait. De tout son corps. Après s’être assuré qu’elle contrôlait à nouveau ses mouvements, elle leva doucement son pied droit et le posa à l’extérieur du carrelage. Le pied gauche suivit. Ses phalanges blanchies par la peur tremblaient encore.

Elle s’assit sur le sol devant l’entrée de la salle de bain et inspecta ses voûtes plantaires. Elle ne s’était heureusement pas piqué. Seule l’empreinte des aiguilles avait marqué, sous son poids, la peau de ses pieds. Nadine ne pu retenir ses larmes. Elle s’effondra, prostrée, tout en repliant ses bras contre elle, et en fixant de son regard incrédule le sol jonché d’aiguilles.

Ce n’est qu’une demi heure plus tard qu’elle parvînt à nouveau à réfléchir.

Quelqu’un était rentré chez elle, avait violé l’intimité de son domicile, pour y déposer cette funeste offrande.

Qui ?… Qui pouvait être capable de pénétrer chez elle comme cela ?… Qui pouvait être assez dingue pour balancer toutes ces aiguilles souillées ?… et surtout… pourquoi ??

Nadine se leva avec difficulté. Elle se dirigea vers le petit salon de son appartement, et gagna sa chambre pour y prendre un pull. Elle avait froid. Ses mains étaient glacées, et le reste de son corps ne valait guère mieux.

Le CD des Corrs s’était arrêté. Elle ne s’en était pas aperçu. Son esprit et sa concentration étaient dirigés vers une seule interrogation. Ou plutôt, une triple interrogation : Qui ?, comment ?, pourquoi ?.

Nadine reprenait peu à peu le dessus. Elle enfila le large pull en laine vert pistache qui lui couvrait également le haut des jambes, et se dirigea vers la porte d’entrée. Après avoir consciencieusement scruté, de longues minutes durant, au travers du judas la cage d’escalier plongée dans la pénombre, elle se décida enfin à ouvrir doucement la porte. L’air frais s’engouffra dans le petit appartement, la faisant frissonner. Nadine tendit la main vers l’interrupteur du palier et la lumière envahit la cage d’escalier toute entière.

Personne. Pas un bruit. Après quelques secondes passées à détecter le moindre son ou signe alarmant, elle se mit en charge d’examiner la serrure de sa porte d’entrée. Aucune rayure. Aucune trace d’effraction évidente. Qui que soit la personne qui était rentrée en son absence, celle ci était habile… Ou alors, elle avait un double de ses clefs. Nadine ressentit à nouveau un haut le cœur à cette pensée. Le sang se mit à battre de plus en plus fort contre ses tempes.

Elle referma la porte d’entrée et verrouilla ensuite les deux serrures. Elle gagna le salon et prit une chaise qu’elle cala par la suite contre la porte.

Après un bref regard vers le sol de la salle de bain, en repassant, elle se dirigea vers le guéridon situé à côté de son petit canapé, et décrocha le téléphone

 Nadine composa le numéro de portable de Paul.

Le message d’accueil de la messagerie lui fit écho.

-« Putain… Paul !!! », jura t-elle tout en tremblant à nouveau.

-« Pourquoi est ce que tu n’es jamais là quand j’ai besoin de toi ??..... ».

Sur ce, elle reposa violemment le téléphone sur sa base.

Son regard se posa sur le petit couloir menant à la salle de bain.

Elle saisit à nouveau le téléphone et appela Ludo.

-« Allo… ! ».

-« Allo !? Ludo ? ».

-« Humm je crois que c’est moi… euh !! Oui ! C’est moi » répondit, d’une voix quasi inaudible, celui-ci.

-« C’est moi Ludo !... C’est Nadine !... J’ai besoin de toi… Je t’en prie !! ».

-« Bon sang ! … mais…quelle heure est il ?? ».

-« Euh…Il est 01h10… Je suis vraiment désolée de te déranger… J’espère ne pas avoir réveiller ta sœur… ».

Ludo s’assit sur le bord de son canapé, la tête encore prise dans les brumes de son sommeil. Il se gratta machinalement la tête tout en répondant à Nadine.

Ludo partageait un petit appartement en collocation avec sa sœur aînée qui étudiait le droit à la fac de Nanterre.

-« Ben écoutes… j’ai pas l’impression…j’ai pas entendu Virginie hurler ou crier. C’est plutôt bon signe… ».

-« Ludo… quelqu’un est entré chez moi en mon absence….et….et.. ». Nadine sentit à nouveau les larmes lui envahir les yeux et les sanglots reprendre.

-« Attends !!...Qu’est ce que tu me dis ??? », cria t-il.

-« qu’est ce que tu me racontes ?? », reprit il plus doucement.

Trop tard. Virginie était réveillée et se mit à l’engueuler copieusement sous prétexte qu’elle avait des examens bientôt et qu’elle avait besoin de sommeil.

-« S’cuses Vigi ! », répondit il en s’enfermant dans sa chambre.

Ludo s’assit sur le rebord de son lit.

-« Nadine ?? ».

-« Oui… ».

-« Ca va ? ».

-« Non…. ».

-« Raconte moi ce qui s’est passé… Qui est rentré chez toi ? ».

Tout en pleurant, Nadine fit le récit de sa soirée. Celui-ci terminé, Ludo n’hésita pas une seconde.

-« Bon ! Ecoutes… tu t’enfermes, le temps de m’habiller, de faire chauffer la Fiat, et j’arrive… Compte une petite demi heure. En pleine nuit, ça devrait bien rouler… ».

-« J’suis vraiment désolée Ludo… ».

-« T’inquiètes ma grande ! J’arrive ! Faut bien que ça serve les amis !! ».

Ludo enfila rapidement ses vêtements de la veille posés sur la chaise près de son bureau. Il quitta ensuite avec précaution l’appartement pour ne pas réveiller à nouveau sa sœur. Il dévala l’escalier, franchit le hall et disparu dans la nuit noire et glaciale.

                                                Il était 2h lorsque l’interphone de Nadine rompit le silence qui régnait dans son appartement. Nadine sursauta. Elle réussit à s’extraire du canapé, et se dirigea vers la porte d’entrée, où se trouvait l’interphone.

-« Nadine… c’est moi… C’est Ludo ! ».

-« Ok !!…je t’ouvre…”, lui répondit elle tout en soufflant.

Ludo fut sur le palier en quelques instants, ce qui fit sourire Nadine.

-« Et bien, tu es mieux qu’un prince charmant !…Quelle rapidité !! ».

Son visage esquissait un léger sourire mais ses traits étaient fatigués et son angoisse perceptible. Ludo la prit dans ses bras et la frictionna tendrement.

-« Ca va ?… ».

-« Ca va mieux… Rentrons… ».

Nadine poussa la chaise de l’entrée et la remis en position après avoir à nouveau verrouillé la porte.

Ludo siffla doucement.

-« Et bien, c’est Fort Knox chez toi !!… ».

Ils passèrent devant la salle de bain, et gagnèrent le petit salon. Ludo s’assit dans le canapé.

-« Tu veux un thé ? ».

-« Hmmm ! oui !, ce sera mieux qu’un café, bien que je doute que l’on dorme beaucoup cette nuit !… », lui répondit il avec un clin d’œil.

Décidemment, Ludo était formidable, se dit elle, en lui rendant son clin d’œil. Leur relation était importante à ses yeux. En deux ans, ils ne s’étaient jamais vraiment disputés. Ils avaient toujours été là l’un pour l’autre…

Le thé servi, Nadine vint le rejoindre et elle lui raconta les évènements de la soirée. Son impossibilité à joindre Paul, sa macabre découverte, l’absence de marques sur sa serrure… enfin, tout ce qu’il était possible de dire sur cette cauchemardesque   soirée.

-« Bon, écoutes, je vais aller débarrasser ta salle de bain de toutes ces merdes !… », lui proposa Ludo. « Tu as une boite rigide ou quelque chose de semblable ? ».

Après avoir réfléchit quelques instants, elle s’éclipsa dans sa chambre et revint avec une boite métallique.

-« Tiens, ça devrait faire l’affaire. J’y gardais mes économies pour notre voyage de fin d’année, mais je les ai mises ailleurs ».

-« On ne t’a rien pris ?…. ».

-« Ah ! non !… c’est vrai tiens ! ».

-« Je ne sais pas qui est venu chez toi ma grande mais le but était à priori de te faire peur et non pas de te voler ».

-« Ouai !!…. Et bien , ce salopard a réussi son coup…. . Au fait, fais attention en les ramassant. Il y en a qui sont souillées ».

-« T’inquiètes ! je t’ai pris ta balayette ! ».

Quelques minutes plus tard, Ludo avait quasiment terminé de ramasser les aiguilles répandues sur le sol. Nadine vint se placer dans l’encadrement de la porte de la salle de bain. Son air avait changé. La peur avait laissé place à l’interrogation et à une curiosité mêlée de détermination. Son cerveau tournait à plein régime.

-« Ludo… Je pense à une chose… Et si c’était Deiss ?!. Ce gros porc serait tout à fait capable de ce genre de choses !… ».

-« Hmm pourquoi pas ?. Mais comment aurait il fait pour trouver ton adresse ».

-« Peut être qu’il nous a suivi l’autre jour…. Je t’avais dit qu’il était pas clair dans toute cette histoire… demain matin, j’en aurai le cœur net !. je vais retourner le voir, et là il a intérêt à me répondre…. Et si c’est lui qui a fait ça……… ».

-« OOOh ! Ooooh ! Hey! Calamity Jane, on se calme!! Non mais t’es malade!. Ca t’a pas suffit l’altercation de l’autre fois ??. Nadine !!. Sérieusement…maintenant, il faut que tu préviennes les flics… C’est trop dangereux ! ».

-« Ok pour les flics….Mais, après !. Je veux d’abord voir moi même ce connard…. T’es pas obligé de venir Ludo… Je ne t’en voudrais pas ».

-« Ouai !! C’est ça !!, et quand ta mère viendra me demander pourquoi ton meilleur pote s’est débiné pendant que tu te faisait trucider ou pire… je lui répondrai quoi moi ???, Hein !!? ».

-« Pas question de te laisser !… Je dort ici ce soir…Sur le canapé bien sur !. Et demain, on y va pour dix heures. Sa boutique devrait être ouverte ».

-« T’es génial mon Lulu… . Merci…… ».

Nadine le prit dans ses bras et le serra longuement contre elle.

-« Bon ! c’est super agréable jeune fille, mais il est presque quatre heure du mat. Je crois que l’on devrait aller se coucher ».

-« Oui… tu as raison… mais si ça ne t’embête pas, je voudrai que tu dormes avec moi. C’est pas une proposition. J’ai juste peur ».

-« Ok !...promis, je serai sage », lui répondit il en souriant.

 

24

 

                                              Lorsque le radio-réveil de Nadine se mit à débiter des réclames pour des promotions vestimentaires en hurlant, Nadine et Ludo firent un bond dans le lit. Il était 8h. Le jour commençait à percer au travers des persiennes. Les vitres étaient couvertes de buée. Celle-ci s’écoulait en de fins filets sur les carreaux.

Nadine réajusta son haut de pyjama et ajusta un petit coup de coude à Ludo dont les yeux étaient encore fermés malgré sa position assise.

-« Ouh ! ouh ! Ludo… ! ».

-« Mmmm….. ».

-« C’est la pleine forme hein ? ».

Ludo se laissa retomber en arrière sur le matelas en mimant la mort, bras en croix et langue pendante.

-« J’suis d’équerre !! ».

                                             Quelques instants plus tard, ils étaient installés dans le canapé, un café à la main. Ludo était allé chercher rapidement des croissants à la boulangerie du coin. Le froid s’était encore intensifié et les chutes de neiges avaient reprises. L’hiver s’annonçait décidemment plus que rigoureux. La capitale se couvrait à nouveau d’un manteau blanc.

-« Bon ! Toujours décidée à aller voir Deiss ??... ».

-« Oh oui ! je veux savoir le fin fond de cette histoire !.... ».

Ludo prit possession de la salle de bain en premier. Il vérifia au passage d’avoir bien retirer toutes les aiguilles de la veille.

Nadine prit sa suite avec une certaine appréhension, en repensant à la soirée qu’elle venait de passer.

A 9h ils étaient prêts. Ludo aida, au passage, Nadine à descendre les poubelles, dans l’arrière cour de l’immeuble, puis, ils gagnèrent, dans le froid, la voiture. La Fiat après quelques soubresauts se mit à ronronner. La neige emmenée par le vent qui s’était levé, tourbillonnait autour de la voiture. Les rues étaient blanches, et lorsqu’ils franchirent la Seine, la vue leur donna l’impression d’être dans une ville de l’Est. De mémoire, Ludo n’avait jamais vu ça à Paris. Il regarda Nadine assise à côté de lui. Elle était silencieuse, préoccupée par toute cette histoire. Ses cheveux longs et blonds tombaient en cascade sur ses épaules. Son regard s’abandonnait sur le paysage qui défilait. Même tracassée et avec peu d’heures de sommeil, elle restait toujours aussi jolie. Il sourit sans s’en apercevoir.

-« Ca va ma grande ?... Tu tiens ? ».

-« Oui ça va ! Je sais, … je suis pas très bavarde ce matin ».

-« Tu iras mieux tout à l’heure !...Mais attention ! On ne s’énerve pas ! Hein ? ».

-« Promis ! promis ! Je lui arrache les yeux à ce tordu, et ensuite je lui parlerai calmement ! ».

-« Et ben ça promet !! », lui lança Ludo en riant.

Le trajet ne dura qu’une demi heure.

Ils passèrent le long du périphérique intérieur comme lors de leur première venue. Les murs étaient couverts de tags mettant en valeur une appartenance à une bande ou à un groupe. Les surnoms et autres mots codés s’enchevêtraient jusqu’à masquer complètement la couleur originelle de la peinture.

Ils retrouvèrent la petite ruelle dans laquelle était située la boutique de téléphonie que tenait Deiss. Ils prirent la première place se présentant.

La neige tombait de plus en plus fort. Le vent glacial leur fouettait le visage. Nadine plissa les yeux en sortant de la voiture. Ses lèvres se pincèrent sous la morsure du froid. Une petite douleur aiguë la fit grimacer. Sa lèvre inférieure venait de se fendre légèrement. Elle s’en aperçu en sentant le goût du sang dans sa bouche. Elle passa sa langue dessus et sorti son stick à lèvres.

-« Je sais pas comment ça va tourner, la météo, mais ça devient du délire !! », dit elle à Ludo en claquant la portière.

-« Ouai ! je suis gelé !. Je commence à en avoir marre !. Vivement l’été ! ».

-« Bon ! Allons y ».

Emmitouflés dans leurs manteaux le menton enfoncé dans leur écharpe, ils parcoururent la distance les séparant de la boutique de Deiss.

Ils arrivèrent rapidement à la hauteur de celle-ci.

Le rideau de fer était baissé.

Pas encore ouverte…

Ludo pestait doucement quand le regard de Nadine fut attiré par la petite affichette placardée sur la devanture. Elle parcourut rapidement les quelques lignes. Son cœur fit un bond dans sa poitrine. Elle se sentit vaciller et se retint à l’épaule de Ludo.

-« Qu’y a-t-il ? », lança Ludo.

-« Nom de dieu… Lis ça !! ».

Le courrier placardé avait été rédigé par le bailleur qui louait la boutique à Deiss. Il informait, la clientèle de celui ci, par quelques formules alambiquées,  de son décès.

Nadine remarqua également les scellés mis en place par la police et qui obturaient l’ouverture du rideau de fer.

-« Hey les gamins !…Si vous cherchez Deiss, c’est pas la peine !…Il pourra plus vous refiler sa came ! Il est mort ! ».

Ludo et Nadine pivotèrent ensembles sur leur droite et se retrouvèrent face à face avec une vieille femme d’environ soixante dix ans. Celle ci était vêtu d’une robe qui avait du être propre et d’un manteau de fourrure synthétique qui avait vécu bien au delà de ses limites. Ses yeux étaient encore vifs, ses cheveux blancs en bataille étaient rangés à la va vite sous un béret, et les rides de son visage étaient accentuées par la grimace qu’elle effectuait pour tirer sur une vieille clope au maïs.

-« On est pas des toxicos ! », lui répondit Ludo, vexé.

-« Ouai ! ouai !… Enfin, je dis ça… mais je m’en fous moi !…En tout cas, pour ce qui est de Deiss, il est bel et bien mort…Et le type qui l’a saigné ne l’a pas loupé. Enfin… C’est ce que m’ont dit les flics… J’étais là, le matin où ils l’ont découvert ».

Nadine s’avança vers la vieille femme.

-« Vous savez pourquoi on l’a tué ? ».

-« Ah ! Ah ! Ah !…Comment veux tu que je le sache jeune fille !. A fourguer sa merde, c’était évident que les ennuis le rattraperaient à un moment. Remarquez…C’est pas une grande perte pour le quartier ! ».

Le regard de Nadine se posa à nouveau sur le rideau de fer. Sur l’affichette… sur les scellés…. Les questions se bousculaient dans son esprit. Mais une d’entre elles revenait désormais systématiquement … Si ce n’était pas Deiss, qui avait bien pu pénétrer dans son appartement ?

Ludo la prit par l’épaule.

-« Aller… Viens !. On a plus rien à faire ici. Rentrons ! ».

-« Mhhmm…. Oui ! tu as raison…Allons nous en ! ».

La vieille les regarda s’éloigner tout en conspuant ces foutus toxicos qui avaient pris possession de son quartier.

Nadine s’installa en grelottant dans la Fiat. Ludo pris place à ses côtés.

-« Bon ! On a deux nouvelles ! », lui dit il.

-« Une bonne et une qui m’inquiète un peu plus ! ».

-« Lesquelles ? », lança Nadine.

-« Ben la bonne, c’est que ce salopard ne nuira plus…L’autre, c’est que l’on ne sait pas qui est rentré chez toi !. Et ça, ça m’inquiète ! ».

Ludo repensa aux aiguilles répandues sur le sol de la salle de bain de son amie. Il allait démarrer lorsque ses sourcils se froncèrent. Il demeura interdit, quelques instants. Nadine le perçu.

-« Qu’y a-t-il ? Il y a quelque chose qui te tracasse ? ».

-Huummm…..Non !…je ne sais pas…je voudrais juste vérifier un truc ».

-« Dis moi…La boite dans laquelle j’ai mis les aiguilles, tu ne l’as pas jeté avec les autres poubelles quand on est parti ? ».

-« Euh… non !..Pourquoi ? ».

-« Rien !…Je voudrai juste les revoirs… ».

Le moteur se mit à ronfler. Ludo enclencha la première, et la Fiat s’élança. 

A SUIVRE.....

par Cyril Poujoulat publié dans : Roman
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Vendredi 30 novembre 2007
Bonjour à tous !!!

Il est 14h et les résultats sont tombés depuis 30 min à l'école....
Bravo à tous.... On peut enfin vous le dire... Cochin fait partie des meilleurs quant aux résultats.... Seulement 4 échecs....
Nous sommes très fiers de vous....
J'ai également une pensée pour vos quatre collègues malheureux... J'espère vraiment qu'ils retrouveront le sourire à la prochaine session. Apportez leur votre soutien...Restez unis....et encore une fois : FELICITATIONS !!!
par Cyril Poujoulat publié dans : Humeurs
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Jeudi 29 novembre 2007
C'est pas trop mon trip, mais je trouve le titre bien choisi en cette fin de formation pour notre promotion 2004-2007. Demain je serai là avec d'autres collègues pour partager votre dernière visite dans cette école qui vous a formé. Je vous l'ai déjà dit et je le redis à nouveau : je suis très fier de votre promo. C'est sincère et sans démagogie. A demain !

 

par Cyril Poujoulat publié dans : MUSIQUE
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Jeudi 29 novembre 2007
Bonjour à tous !!

la dernière énigme a semble t il laissé sur le "carreau" un certain nombre d'entre vous....!
Je vous la rappelle:

3-A-A-8-B-F-14-15-B-16-19    Qui suis-je ? 
Elle était en effet très courte, mais pas forcément évidente !!
Cependant, l'un d'entre vous, qui est au demeurant un adversaire redoutable, a trouvé la solution.
Il a eu l'idée de remplacer les chiffres par des lettres et les lettres par des chiffres....
Le résultat obtenu donnait : C11H26NO2PS...
Il a tout simplement mis en lumière une formule chimique !!
Ses recherches ont ensuite été facilitées... cette formule chimique correspond au gaz VX !!

Le VX est un gaz neurotoxique inventé dans un centre de recherche britannique en 1952. Il s'agit d'une version "améliorée" du gaz Sarin. Les symptômes et le mode d’absorption sont les mêmes que pour le Sarin, à savoir l'inhalation ou le contact cutané. Seule différence : il peut se répandre dans l’air et dans l’eau. La dose mortelle est de 10 milligrammes par min/m³ contre 100 pour le Sarin. Le VX est une substance incolore.

L'idée m'est venue lors de la formation AFGSU 2, et plus particulièrement NRBC, que j'ai suivi moi aussi le mois dernier...
Le gagnant recevra donc un email de confirmation ce jour... Un petit cadeau lui sera remis pour le récompenser de torturer ses méninges !!!.


Mais, je parle, je parle.... et l'énigme suivante...quelle est elle???
Et bien la voilà:

Enigme n°6:
Vous disposez d'un pré rectangulaire non délimité par des barrières.
Vous voulez attacher un âne tel qu'il ne puisse pas brouter dans le pré du voisin tout en mangeant toute l'herbe de votre pré...
Comment allez vous l'attacher ?

La réponse est à envoyer comme d'habitude à l'adresse mail suivant : cpouj@free.fr

avant le 25 décembre 2007. Petit cadeau à la clef pour le ou la plus rapide !

par Cyril Poujoulat publié dans : CONCOURS
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Mardi 27 novembre 2007
Bonjour à tous !!

J'ai eu le mail de mon homologue du CESU Necker en fin de semaine dernière. Les attestations AFGSU 2 pour la promo AS et les VAE (d'août -septembre) sont prêtes!!
Je passerai les récupérer jeudi matin et les confierai à mon collègue s'occupant de votre promo....
A+
par Cyril Poujoulat publié dans : INFOS AS
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Mardi 27 novembre 2007
Bonjour à tous et à toutes !!!

Peut être avez vous déjà vu ces photos, vantant l'ifsi et son foyer (qui existait encore à l'époque)...
La jupe courte, la coiffe bien droite, l'étudiante en soins infirmiers, tout comme ses paires infirmières avait de l'allure !!!

Un mélange délicieux de revival et de kitch !!............. 

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L'IFSI.....

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la terrasse....

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Le huitième....

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Les révisions !!!....

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Les TP !!

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Activité cuisine....!!

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On peut être ESI et coquette!!

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Révisions sur "la toile" avec le dernier i book !!
Non !!! je plaisante !!, elle ajuste simplement son costume!

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Il ne manque plus qu'un grand chevelu et un poster d'Hendrix !!

par Cyril Poujoulat publié dans : IFSI Cochin La Rochefoucauld
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Vendredi 23 novembre 2007
Bonjour à tous !!

il est 12h25!!!
Vous venez de terminer votre évaluation d'urgences réanimation.... Lundi, c'est le stage...Reposez vous bien ce weekend et bon courage !!! 
par Cyril Poujoulat publié dans : INFOS 3ème ANNEE
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Mercredi 21 novembre 2007

Bonjour à tous !!

Comme je vous l'avais dit dans une précédente newsletter, j'ai décidé de mettre sur le blog un "cours" sur l'utilisation des SAP. Bien évidemment, ce cours s'adresse préférentiellement aux ESI de première année et surtout, de deuxième année, qui ne sont peut être pas familiarisés avec le fonctionnement des SAP ou, qui n'osent pas, par timidité, reposer une question qu'ils ont déjà posé, à leur tuteur de stage. Les troisième années, peuvent également y trouver un intérêt.

1ère partie: CHOISIR SON MATERIEL ET L'INSTALLER.
Choisissez tout d'abord une SAP avec son cordon d'alimentation. La passer avec au désinfectant approprié (le Surfanios est efficace). dans la chambre, l'installer si possible sur une rampe à côté du lit, ou à défaut, sur la table de nuit, en vérifiant la stabilité de l'installation.
Si vous utilisez une SAP pour un transport de patient, prenez en une qui soit en charge de batterie, et non pas une qui "traîne", en réserve, sans être reliée au secteur.
Choisissez ensuite une seringue adaptée à ce que vous voulez passer, et qui soit reconnue par le modèle de SAP utilisé (demandez aux IDE !!). Choisissez également un prolongateur qui puisse laisser au patient une certaine autonomie. Sa capacité (importante à prendre en compte, notamment en pédiatrie), et sa longueur, son indiquées au dos de l'emballage.

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Dévérouiller le verrou supérieur en le levant puis, en le tournant...

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Ecarter le piston de la SAP en levant la bague de couleur noire et en tirant ou repoussant le piston vers l'arrière...

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Adapter la seringue en faisant attention à bien la positionner, comme sur la photo...

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Refermer le verrou supérieur, puis le verrou latéral (recommandation du fabriquant)

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Voici la position que doit avoir votre seringue en final !! De toute façon, si la seringue est mal positionnée, la SAP va sonner en alarme avec un voyant rouge vous indiquant l'endroit de l'appareil où se situe le problème.



2ème partie: MISE EN ROUTE DE LA SAP ET REGLAGES.

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Appuyer sur le bouton "ON" !!

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Vérifiez que la SAP reconnait bien le type et le format de la seringue installée. Ceux ci doivent s'allumer dans le rectangle supérieur droit (sous le verrou latéral). Si la correspondance est bonne, validez en appuyant sur la touche verte.
Soyez vigilants !!... Il arrive que la SAP se trompe dans la reconnaissance de la seringue!!!. A ce moment là, corrigez le type et/ou la contenance de la seringue, en utilisant les touches avec les flêches, et validez une fois la correction faite.
 
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Réglez ensuite la vitesse de la SAP que vous aurez calculé. Attention à ne pas confondre les décimales, généralement indiquée en orange, et les autres chiffres. Selon les taille de seringue et les modèle de SAP, vous pouvez être limité en terme de vitesse maximum (renseignez vous !!).

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Une fois la vitesse réglée, validez la!

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Un témoin vert sous forme de petit triangle (ou autre) va se déplacer, vous indiquant que la seringue passe bien...

3ème partie: REGLAGE DE LA TOLERANCE A LA PRESSION.

Lorsque la SAP va pousser, il va y avoir un phénomène de contre pression, variable fonction du nombre de seringues et perfs, en route sur la même voie, du calibre du cathlon ou du KTC, et de la position de ces derniers. Le réglage de cet item n'est pas indispensable, notamment chez l'adulte. Par contre, si la contrepression dépasse une certaine limite, votre SAP va sonner en alarme.

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Comme le montre les deux photos ci dessus, il y a plusieurs paliers de réglage que l'on peut franchir en appuyant deux fois sur la touche "limite pression". Il y a trois paliers. Si on peut franchir les trois paliers en cas de grosse résistance, questionnez vous toujours pour savoir pourquoi la SAP a du mal à pousser!!!. Principalement en pédiatrie, et principalement avec les KTC. Normalement Votre SAP doit passer en palier "un" ou "deux". Si vous êtes obligé de monter en "trois", celà peut être un signe d'occlusion (recherchez le). Utilisez le palier "trois" en petite pédiatrie, sur un KTC est hasardeux !! La résistance est importante, et la seringue va continuer à pousser, au risque de léser le KTC. Donc, prudence !!

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Une fois le palier réglé, vous pouvez contrôler le niveau de contre pression en appuyant une seule fois, sur la touche "limite pression". Les deux chiffres ci dessus vont clignoter à tour de rôle, en vous indiquant la contre pression mesurée, et la limite réglée.

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Pour terminer, quand vous voulez éteindre la SAP, il suffit d'appuyer de manière prolongée sur la touche "OFF" jusqu'à ce que la SAP s'éteigne.

par Cyril Poujoulat publié dans : Fiches tech., normes, ...
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Mercredi 21 novembre 2007
Bonjour !!!  

Suite à mon coup de gueule sur les transports, j'ai reçu un commentaire auquel je souhaiterai répondre... sans agressivité... (ce commentaire est consultable en bas de l'article :Rentre Avec Tes Pieds).  

                                  Tout d'abord, entre couilles et gonades, nous sommes tous les deux irrités au même endroit pour des raisons différentes!!!. Pour ma part, je pense que vous n'avez pas bien lu mon coup de gueule, je ne crache pas dans la soupe. Je ne dis pas que je ne gagne pas assez... quoi que!. 
Je dis simplement que demander à plus de 90% de la population de se serrer encore un peu plus la ceinture pour que certains puissent continuer à profiter d'un régime qui n'est plus justifié et qui est en déficit, ce n'est pas très égalitaire, sachant que nous, nous sommes depuis longtemps à 40 années de cotisations et que le travail des hospitaliers n'a rien de très reposant, à tous les niveaux. 
Je cite le salaire des conducteurs de TGV, mais vous pouvez également prendre le salaire des chauffeurs de bus, ou de métro et comparer avec le votre (prenez des kleenex auparavant !!).
Je ne prétend en aucun cas être le plus à plaindre, et je ne pense pas qu'un prof bénéficiant des congés scolaires, avec 2000 euros net/mois, le soit également !!! 
Ma foi, le grand avantage d'un pays démocratique, c'est de pouvoir avoir des avis différents et de les exprimer...!
Pour ma part, je continuerai à me rendre à mon travail en vélo, en évitant les vélib du dimanche, les motos et automobilistes surexcités, ainsi que les piétons excédés de s'entasser comme des bestiaux dans le peu de transports en communs en activité. Tout simplement parce que j'en ai la possibilité et que j'ai le respect des étudiants qui galèrent pour assister aux cours.

Bien cordialement.
par Cyril Poujoulat publié dans : Humeurs
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Mardi 20 novembre 2007
Bonjour à tous !!

Cela fait environ 6 mois que le blog existe et je vous remercie déjà pour votre fidélité, vos remarques, critiques et commentaires.
Aujourd'hui, la fréquentation du blog a passé la barre des 2000 visiteurs depuis sa création. Bien que modeste, ce chiffre est encourageant et agréable.
Alors donc... Merci à tous !!!
par Cyril Poujoulat publié dans : Roman
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Vendredi 16 novembre 2007
Bonsoir à tous !!!

Vos collègues de première année ont eu l'info en avant première ce matin.
Notre directrice m'a demandé, il y a quelques semaines de çà, si je souhaitais être responsable du portail web de l'école. Le but étant d'avoir un portail propre à l'IFSI Cochin sur lequel figurerait des informations, des cours, etc..., ainsi que des éléments de la vie estudiantine (soirées, voyages, projets, etc...).
La demande étant que nous soyons deux, j'ai donc immédiatement pensé à mon compère de MO !!.
Et nous? qu'est ce que l'on vient faire là dedans me direz vous?
Et bien voilà: Pour animer le site sur la vie estudiantine de l'école, il faut donc préférentiellement des étudiants!!!. Et si possible, un, par promo.
Il me faudrai donc des candidats de chaque promo IDE et de la promo AS (sachant qu'un seul, par promo, sera retenu en final pour des raisons d'organisation) pour nous aider à monter ce projet. Selon les responsables, celui ci devrait voir le jour courant janvier....
je reste disponible pour les questions.
A+
par Cyril Poujoulat publié dans : INFOS GENERALES
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Vendredi 16 novembre 2007

                                      Thomas se présenta à l’accueil, et tomba sur Anatole, un aide soignant, chargé de l’accueil et de l’enregistrement administratif des patients. Thomas le connaissait bien, car, celui ci faisait partie, comme on dit, des « meubles ».

Anatole avait quitté la Martinique à l’adolescence, et avait passé le concours d’aide soignant en métropole. Il avait ensuite pris son premier poste aux urgences, et n’en était jamais parti. Autant dire, qu’il connaissait toutes les ficelles du service et de l’hôpital. Il était d’ailleurs le seul que tutoyait Alexienko, car Anatole l’avait connu en tant qu’externe. Outre sa connaissance de l’hôpital, il avait une maîtrise quasi parfaite du Ti punch à 16h, et il était également un des aides soignants les plus fiables, particulièrement dans les coups durs.

-« Bonjour Anatole !… Ca va bien ? ».

-« Ah ! Monsieur Bardaillan… Ca boum ?! ».

-« Et bien, écoutez…oui, ma foi. Mais, Anatole, arrêtez de m’appeler « Monsieur », je vous l’ai déjà dit au moins vingt fois ! ».

-« Hey ! mais vous êtes cadre ! ».

-« Et alors !?… Je le porte pas autour du cou !!! Alors, laissez tomber !! ».

Ils se mirent à rire ensemble de ces formules qu’Anatole continuait d’utiliser malgré toutes ces années passées à se côtoyer. De toute façon, c’était plus fort que lui.

La porte donnant sur le bureau des internes s’ouvrit, et Julie apparut.

-« Aaahh !! J’en étais sur !!… J’avais reconnu ton rire », lui dit elle. « Qu’est ce que vous étiez en train de raconter encore comme bêtises ? ».

-« Rien !… rien… ». Thomas adressa un clin d’œil à Anatole, tout en suivant Julie.

-« Alors, tu viens voir Nadine ? », lui dit elle.

-« Ouai !. Elle est disponible ? ».

-« Oui. Elle est en box, en train de perfuser un patient. Je vais aller la prévenir que tu es là. … Sinon, ça s’est bien passé ce matin ?. Arthur et Clara vont bien ? ».

-« Ben écoute, à priori, oui !. si ce n’est qu’Arthur met toujours un temps fou à « comater » devant son biberon. Mais sinon, ça va !!. Par contre, ras le bol de ce temps. Il fait un froid polaire. Une fois encore, c’était : doudounes, écharpes, bonnets et gants. Vivement l’été, ce sera plus facile et plus rapide, le matin, pour l’habillage… Enfin, pour l’instant, il n’y a pas de rhume, alors……. ».

                                       Julie s’éclipsa quelques instants pour aller chercher Nadine. Elle revinrent ensembles.

-« Bonjour Monsieur Bardaillan ! ».

-« Bonjour Nadine, comment ça va ! ». Thomas avait pris son air de formateur comme aimait lui rappeler Julie. Sa voie avait un petit quelque chose de froid. « Un petit quelque chose de professionnel !! », rajoutait Thomas, quand celle ci se moquait de lui.

-« Ca va bien ! merci…. Euh, je suis vraiment désolée pour l’autre soir si je vous ai dérangé…

-« Laissez ! ce n’est rien. Vous avez eu raison ».

Ils s’isolèrent ensuite dans un bureau à l’abri des oreilles indiscrètes.

Thomas repris avec elle l’enchaînement des évènements et lui fit au passage un peu la morale sur la distance relationnelle à conserver. Outre cet aspect théorique, c’était surtout les craintes pour la sécurité de la jeune femme qui motivait ses paroles.

Leur entretien dura environ une demi heure. La situation était plus ou moins claire. Il y avait eu plusieurs morts. Nadine avait été en contact avec Pierre Vasseur, et, elle avait trouvé la piste de ce Deiss par l’intermédiaire d’une patiente du centre méthadone. Le comportement et l’attitude de Deiss qu’avait décrite Nadine laissait penser qu’il savait des choses, mais comme lui avait dit Thomas :  « Nadine, pour ça, il y a des gens plus compétents que nous… C’est le boulot de la police… ».

-« Bon écoutez Nadine, je pense que l’on à fait le tour du sujet. Je vais aller voir Paul Marchand, l’infirmier du centre méthadone pour avoir son avis sur la question. C’est quelqu’un d’expérimenté et je pense que sa vision de l’univers des toxicomanes peut être intéressante. Et puis…, je crois que vous êtes assez proches, alors, n’hésitez pas à en parler ensemble ».

Nadine devint toute rouge et hocha la tête tout en essayant de dissimuler sa gêne.

Thomas la quitta, et après avoir discuté encore un peu avec Julie, il sortit des urgences et prit la direction du centre méthadone.

 

22

 

                                     La journée se termina relativement tranquillement aux urgences. Nadine regagnait son vestiaire en compagnie de Julie.

-« Alors, quel est le menu ce soir ? tu bosses, tu sors, avec des amis ??!!… », lui lança Julie

-« Ce soir , Paul m’a invité à venir chez lui pour dîner… ».

Julie siffla, tout en lui souriant.

-« Ca devient vraiment sérieux !! ».

-« Ben écoute… je me sens vraiment bien avec lui… ».

-« Ca, c’est essentiel !!. Bon, aller, je file… à demain…. J’ai un mari et des enfants qui se demandent ce que je vais avoir rapporté de la chasse pour le repas du soir !!… Toujours la même galère !! ».

Nadine, après avoir enfilé ses moufles, son écharpe et son manteau récupéra son sac, et sortit elle aussi. Le froid était toujours aussi vif. Des plaques de neige verglacée subsistaient encore, par endroits. Elle pris l’allée sombre de l’hôpital et se dirigea vers la sortie voiture.

Paul était là, emmitouflé dans un vieux blouson de cuir, dansant d’un pied sur l’autre en l’attendant.

-« Aah ! Te voilà ! ca va , la journée à été cool?”, lui dit il tout en l’embrassant tendrement dans le cou.

-« Oui… j’avais hâte de te retrouver » répondit elle en se blottissant dans ses bras.