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  • : Cyril Poujoulat
  • cyrilpoujoulat
  • : Homme
  • : 14/09/1970
  • : Paris 75015
  • : Cadre IDE formateur depuis plus de 4 ans, j'ai souhaité au travers de ce blog, faire profité les ESI de cours, infos, exercices d'application de prescriptions médicales, et remarques, sans langue de bois!!

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Samedi 17 mai 2008
Bonsoir à tous !!

Je voudrai juste répondre à un message personnel qui m'a été transmis par une étudiante de troisième année...
A savoir que signifie le terme SAP ?
Et bien SAP veut dire Seringue Auto Pousseuse !!
Voilà!
par Cyril Poujoulat publié dans : INFOS GENERALES
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Lundi 5 mai 2008
Bonjour à tous !!!
100 % !!!!
Ca y est c'est officiel !
Félicitations aux 4 pour qui la fête de novembre avait été bien triste...
Bienvenue dans vos nouvelles fonctions !
Bonne route !
A+ 
par Cyril Poujoulat publié dans : Humeurs
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Dimanche 4 mai 2008
par Cyril Poujoulat publié dans : MUSIQUE
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Dimanche 4 mai 2008
Bonsoir à tous !!

Les résultats du DE pour ceux qui avaient été contraints de repasser approchent...
J'espère que cette fois ci nous auront les 100% !
Bon courage à tous!
par Cyril Poujoulat publié dans : Humeurs
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Dimanche 4 mai 2008
 

Bonsoir à tous !!

 

Bon ben nous y voilà !!
Le jeu concours n°9 n'a pas trouvé de vainqueur, que ce soit en individuel ou par équipe !!
Certains d'entre vous se sont approchés de la solution...Mais certains formateurs sont restés anonymes !!
Voici donc la solution :

Photo 1 : ASS
Photo 2 : JMM
Photo 3 : CP
Photo 4 : MPB
Photo 5 : CL
Photo 6 : SV
Photo 7 : SDj
Photo 8 : SD
Photo 9 : CG
Photo 10 : ED
Photo 11 : CB
Photo 12 : DM

Certains étaient faciles, d'autres moins !!
Le prochain jeux concours sera diffusé dans la semaine qui vient...Avec comme toujours à la clef un petit cadeau, alors,.... bonne chasse !
A+

par Cyril Poujoulat publié dans : CONCOURS
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Dimanche 4 mai 2008
 

Lorsqu'elle quitta le service, Julie ne put s'empêcher de jeter un regard sur l'esplanade où Baur garait son 4x4. Celui ci avait disparu. Le froid avait cédé un peu de terrain... L'obscurité avait prit le relais. Elle s'emmitoufla dans une grande écharpe bleu nuit et se dirigea vers sa voiture.
Elle allait ouvrir la portière lorsqu'une idée complètement absurde au premier abord, germa dans son esprit. Le centre méthadone dépendait des urgences et de la réa... Il y avait un double des clefs à l'accueil des urgences... Julie repensa à l'attitude de Baur, à sa voiture abîmée...
- « Tu es complètement folle !! », se dit elle.
Elle fit machinalement tourner les clefs de la voiture dans sa main. Elle regarda sa montre. Elle était pour une fois relativement en avance. Il ne lui faudrait pas longtemps... juste quelques minutes...
- « Bon sang !, si Thomas apprend ce que je m'apprête à faire, il va m'incendier!! », se dit elle tout en souriant.
La curiosité et l'excitation avaient pris le dessus. Une dizaine de minutes plus tard, Julie introduisait la clef récupérée aux urgences dans la serrure de la porte donnant accès au centre méthadone. Personne ne l'avait remarqué aux urgences. Elles avait simplement prétexté un oubli dans son vestiaire. La pénombre la cachait des regards indiscrets. Lorsque la porte s'ouvrit, Julie eut un bref instant d'hésitation.
- « Aller ma grande !... tu t'es mise dans la merde!, maintenant faut assumer.... », murmura t elle doucement.
Un instant plus tard, elle refermait la porte derrière elle et allumait l'interrupteur de la salle d'attente.
Elle était déjà rentré dans le centre méthadone plusieurs fois, mais jamais dans ces circonstances. Elle repéra les bureau du psychologue, de Justine Pétard et de Paul Marchand. Le simple fait de penser à Paul lui noua l'estomac. Elle l'aimait bien, elle appréciait le collègue... L'imaginer entre la vie et la mort sur un lit de réa la révoltait.
- « Pourquoi Baur?... Pourquoi aurait il fait ça ?... Tout ça est aberrant ! », pensa t elle presque à haute voix.
Elle se dirigea vers le bureau de celui ci. Elle s'immobilisa quelques instants devant la porte du bureau, regarda la plaque apposée dessus. Elle fit tourner ensuite le trousseau de clefs et dégagea celle censée ouvrir le bureau de Baur. Elle n'alluma pas l'interrupteur afin que la lumière ne trahisse pas sa présence. La pénombre était importante et Julie ne laissa qu'un fin filet de lumière provenant de la salle d'attente afin de faciliter ses investigations.
Après quelques instants d'accommodation visuelle, elle découvrit le bureau de Baur
La pièce était de taille moyenne, avec au fond une baie vitrée par laquelle Baur l'avait observé cet après midi là.
La décoration y était relativement sommaire. Quelques papiers correspondant à des notes de service affichés aux murs sur un tableau de liège, quelques cartes postales, souvenirs de vacances, de ses collègues du centre méthadone. Sur le bureau, des piles de dossiers de patients, des stylos jetés négligemment des post it collés un peu partout..., deux tasses vides au fond desquelles avait séché une pellicule de café...
Julie était surprise, la négligence du bureau de Baur contrastait avec sa rigueur et son organisation lorsqu'il passait aux urgences ou lorsqu'il oeuvrait en réa...
Elle inspecta les feuilles placardées, les piles de dossiers en faisant attention à les remettre comme ils étaient, tenta d'ouvrir les tiroirs. Dans les deux de gauche, elle ne trouva que du matériel de papeterie... gommes, crayons,agrafeuse, trombones, etc.... Rien d'interressant ou susceptible de relier le propriétaire des locaux à l'accident de Paul Marchand et et à Nadine. Sur le côté droit du bureau, le tiroir du bas contenait des rangements pour classer des dossiers. Celui du haut était fermé à clef... Julie n'insista pas dans un premier temps et le laissa le temps d'explorer le reste de la pièce.
Au bout d'une quinzaine de minutes, Julie du se rendre à l'évidence. Elle n'avait rien trouvé. Elle revint vers le bureau et regarda à nouveau le tiroir fermé à clef. Comment l'ouvrir sans que cela ne se voit ?... Où Baur pouvait il ranger la clef en admettant qu'il la laisse dans son bureau ?
Elle décida de vider les trois pots à crayons afin de rechercher l'éventuel Sésame... De la poussière mêlée à des pelures de crayons se répandirent sur le bureau lorsqu'elle retourna les pots. Julie pesta en essayant de nettoyer ses bêtises. Un sourire illumina son visage. Deux petites clefs, unies par un petit anneau métallique, d'un format correspondant à la serrure, venaient de tomber sur le bureau. Julie s'en saisit et les inspecta. Elles semblaient identiques. Elle tenta l'une après l'autre de les faire tourner dans la serrure, mais sans résultat. La serrure n'était pas d'une grande solidité mais les clefs ne correspondaient pas. Le sourire de Julie disparu...
- « Merde ! C'était trop beau ! Trop facile ! », dit elle à voix basse.
Elle inspecta à nouveau la serrure... La forcer ne devait pas être bien difficile. Le seul impératif était de ne pas la casser.
Julie chercha quelques instants sur le bureau et prit un coupe papier susceptible de l'aide dans son entreprise.
Elle se mis accroupie face au tiroir. Pencha la tête sur le côté pour bien distinguer le crochet servant de verrou. Elle glissa la lame dans l'interstice et tenta de faire levier doucement.
Le crochet se souleva légèrement mais buta en final. Julie tendit l'oreille, à l'affût...Pas un bruit. Le silence était total. Elle accentua la pression de la lame. Le crochet était sur le point de libérer le tiroir. La lame pliait légèrement. Elle la poussa encore un peu plus, au risque de la casser... c'est alors que le verrou céda. Julie souffla. Elle avait chaud. Son coeur battait fort. Ses mains tremblaient légèrement.
Une fraction de secondes plus tard, sa poitrine et sa tête lui semblèrent exploser....
- « Y a quelqu'un?? », lança une voix d'homme, en provenance de la salle d'attente. La voix, forte, avait déchiré le silence.
Julie se figea un instant tétanisée. Puis elle se déplaça rapidement et sans bruit, accroupie, pour se cacher sous le bureau de Baur en attirant contre elle le fauteuil afin de renforcer son camouflage.
Le flux sanguin battait sur ses tempes. Elle essaya de contrôler sa respiration autant que possible.
- « Y a quelqu'un ?????!!! », répéta à nouveau la voix.
- « Yves ! Attends deux secondes je regarde s'il n'y a personne ».
Les pas se rapprochèrent. L'homme essaya d'ouvrir plusieurs portes, ne découvrant que l'obscurité. Puis il s'éloigna en direction de la salle de soins. Quelques instants plus tard, il se rapprocha du bureau de Baur.
- « Bon !!!Jean François !! tu viens???.... Ca caille dehors ! », lança l'autre.
- « Ouai ! Ouai !... J'arrive! Deux secondes! ».
Il s'approcha de l'entrée du bureau de Baur et poussa la porte doucement.
C'est à ce moment que Julie vit le coupe papier, posé au sol, à l'écart, à la vue du visiteur.
Elle se mordit les lèvres. Sa tête lui semblait sur le point d'exploser.
L'homme marqua le pas dans l'entrée, tentant d'accommoder sa vision à la pénombre. Il commença à s'avancer dans la pièce.
- « Bon !!! aller !! on va pas coucher là!!... Ces cons ont du oublier de fermer leur porte, c'est tout», lui cria l'autre.
- « Et la lumière aussi ??!!!... ».
- « Ben j'en sais rien moi !....tu vois quelque chose?? ».
- « Non.... ».
- « Bon ! Ben alors, on se tire !! ».
L'homme s'arrêta devant le bureau de Baur. Il n'était qu'à quelques dizaines de centimètres de Julie, paralysée par le stress. La pénombre était encore importante, et le visiteur n'avait pas prit la peine d'allumer les néons.
Après un dernier coup d'oeil autour de lui, il fit demi tour... Regagna la salle d'attente après avoir refermé la porte de Baur derrière lui, éteignit la lumière dans la salle d'attente et quitta le bâtiment...
Julie tremblait toujours... Elle resta bien encore cinq minutes, les sens aux aguets, l'oreille tendue en direction de l'entrée. Elle poussa ensuite aussi doucement que possible le fauteuil vers l'avant et entreprit de sortir de sa cachette. Ses jambes la portaient à peine. Après avoir vérifié que ses visiteurs étaient bel et bien partis, elle se dirigea à nouveau vers le tiroir qu'elle avait forcé quelques instants plus tôt. Elle n'osa pas rallumer la lumière. Ses yeux scrutaient l'intérieur du tiroir à la recherche d'indices. Des papiers encore, quelques articles de papeterie, et... soudain, elle sentit quelques chose de dur sous ses doigts. La forme rectangulaire et froide se révéla être un cadre de petit format. Celui ci était entouré d'un élastique avec une enveloppe pliée en deux...
Julie s'en saisit et décida de se diriger vers les toilettes du centre méthadone. Là, la lumière ne pourrait pas attirer l'attention de curieux.
Elle se rendit aux toilettes, et referma la porte derrière elle.
La lumière inonda la petite pièce la faisant grimacer.
Julie ôta l'élastique.
Il y avait une photo dans le cadre... Une jeune femme...
- « Mon dieu...! Mais c'est Nadine !! » lâcha-t-elle avec une voix plus haute qu'elle ne l'aurait souhaité.
Après avoir inspecté la photographie plus attentivement, elle se rendit compte de son erreur. La jeune femme représentée dessus n'était pas Nadine, mais elle était toute aussi jolie, avait les traits fins également, et la même chevelure blonde. La ressemblance était frappante...troublante....
Elle cala le cadre sous son bras et ouvrît ensuite l'enveloppe. Celle ci n'était pas collée. Ce qu'elle découvrit à l'intérieur la fit frémir.... Les noms de Paul et de Nadine y était inscrits, ainsi que leurs adresses et numéro de téléphone...quelques chiffres également, et des annotations qu'elle ne su déchiffrer.
Julie replia le tout. Remit l'élastique tout autour, et regagna discrètement le bureau de Baur. Elle rangea l'ensemble dans le tiroir, et s'assit quelques instants sur le fauteuil du médecin. Cette fois ci il n'y avait plus de doutes... Baur était bien lié à toute cette histoire, et il était également sûrement responsable de l'accident de Paul et de la disparition de Nadine...
- « C'est une histoire de dingue !!... », murmura t elle doucement.
Elle ne comprenait pas la finalité de tout ça...Il lui manquait des éléments, notamment l'identité de la jeune femme sur la photographie. Elle ressemblait énormément à Nadine...Cette ressemblance ne pouvait être fortuite...
Julie regarda sa montre...
- « Merde !!! ».
Cela faisait une heure qu'elle était entrée dans le bâtiment. Au même instant, son téléphone portable se mit à vibrer. Elle le sortit de sa poche et consulta l'historique. C'était Thomas. Celui ci devait commencer à s'inquiéter. Elle referma tant bien que mal le tiroir de Baur en s'aidant à nouveau du coupe papier qui avait failli la trahir.
La lame plia à nouveau, le verrou se remit en position. Elle rangea ensuite les quelques éléments qu'elle avait déplacé en essayant de les remettre dans leur position originelle.
Julie regarda par la baie vitrée. La nuit avait enveloppé tout l'hôpital. Personne ne traînait dans les coursives. Elle regagna l'entrée, scruta au dehors, à l'affût du moindre mouvement.
Le vent glacial s'engouffra à l'intérieur et l'enveloppa. Elle frissonna. Elle referma la porte du centre méthadone et rangea la clé dans sa poche. Elle la remettrait en place le lendemain. Personne ne devrait s'apercevoir de la disparition du double dans l'intervalle. Julie posa son regard sur les urgences de l'autre côté de l'allée. La lumière blafarde de l'accueil étendait un léger halo de luminosité tout autour de l'entrée piéton. Elle frissonna à nouveau, resserra son col avec son écharpe et se dépêcha de regagner sa voiture tout en sortant son téléphone...

49

                                                               La cigarette écrasée vint rejoindre la dizaine d'autres au fond du gobelet en plastique, pour se noyer dans un reste de café. Il était 19h... cela faisait déjà plusieurs heures que la voiture blanche était stationnée devant le domicile de Ludovic Bressan. Kérouec et Poulard s'étaient rendu au domicile de Ludo. Mais en l'absence de celui ci, ils avaient pris la décision de l'attendre, et de surveiller les allers et venus...
- «Yann ! Tu veux pas jeter ce putain de gobelet ?... Ca pue dans la bagnole !...J'ai limite la gerbe ! », lança Poulard, tout en regardant le journal qu'il avait emmené.
Kérouec posa son regard sur le gobelet.
- «Hum !?...Ah oui! S'cuses moi...je vais aller le jeter ».
- « Tu devrais diminuer la clope Yann... Je sais je suis pas ta mère...Mais bon!...le « crabe » va finir par te bouffer... ».
Kérouec sourit légèrement.
- «Mourir de ça ou d'autre chose !...faut bien mourir de toute façon !! », répondit il sur un ton ironique.
- «Ouai ! Enfin il y a plus gai quand même !... Moi je me verrai bien casser ma pipe au lit avec une superbe nana!... D'ailleurs, la secrétaire de la méthadone m'a donné pleins d'idées ! ... Je crois que je vais y retourner... ».
- « Jean Louis ! T'es vraiment qu'une bite sur pattes !... Mais dans le fond t'as pas tort ».
Kérouec saisit les gobelets empilés remplis de restes de café et de cigarettes, ainsi que les emballages des sandwichs qu'ils avaient avalés quelques minutes auparavant. Il sorti du véhicule en dépliant douloureusement son dos.
Il se dirigea ensuite de l'autre côté de la rue en direction de la poubelle.
Jean Louis était un « obsédé du cul », mais c'était également son ami. Il enviait quelque part son détachement et sa légèreté. Les visages de sa femme et de sa fille apparurent devant ses yeux. Ses lèvres se pincèrent. Quelle était sa vie aujourd'hui?...Il était seul, avait eu quelques relations sans lendemain...Il n'avait d'ailleurs pas cherché à les prolonger. Il s'était noyé dans son boulot....
C'est en regagnant la voiture, qu'il le vit... Ludovic Bressan était là !... A une trentaine de mètres de lui. La nostalgie et la lassitude quittèrent immédiatement Kérouec. Celui ci, les sens en alerte avait retrouvé en une fraction de seconde l'instinct du chasseur.
Ludo marchait d'un pas lent sur le trottoir tout en cherchant ses clefs au fond de la poche d e sa parka. Il avait attendu Nadine toute l'après midi, espérant que celle ci allait refaire surface...Mais en vain...
Kérouec ne quittait pas le jeune homme des yeux et se dirigeait rapidement vers la voiture. Poulard, assis côté passager, perçu son regard en levant le nez au dessus de son journal. Il jeta celui ci immédiatement à ses pieds tout en tournant les yeux dans la direction que lui indiquait Kérouec.
Il sortit du véhicule lui aussi.
Ludo venait de composer le code d'entrée de son immeuble. Il pénétra à l'intérieur. La porte ne se referma pas. Ludo se retourna inconsciemment lorsqu'une main ferme lui saisit le bras.
- « Monsieur Bressan ?... Monsieur Ludovic Bressan?... », lui demanda Kérouec le ton ferme.
- « Hey !!...Qui êtes vous ???.... Lachez moi !!... », rétorqua Ludo tout en essayant de retirer son bras de la prise de Kérouec.
- « Pas de panique Monsieur Bressan...Nous sommes de la police ! ».
Dans la foulée, Poulard présentait sa carte barrée du drapeau tricolore.
Ludo l'examina puis se calma.
- « Nous avons quelques questions à vous poser... Au sujet de votre présence sur certains lieux autour desquels nous enquêtons... Pouvons nous aller chez vous? Ou préférez vous nous suivre au commissariat? ».
Ludo marqua le coup. Son visage, déjà marqué par une nuit sans sommeil, s'était creusé encore un peu plus en quelques instants. Il était fatigué. Fatigué de toute cette histoire dans laquelle lui et sa meilleure amie avaient été entraînés bien malgré eux.
- « Allons chez moi.... », répondit doucement Ludo. Sa soeur était absente ce soir là. Elle passait la nuit chez une amie. L'appartement était libre.
- « Ok !... Nous vous suivons... ».

50

                                                 Le coeur de Paul Marchand cessa de battre à 18h46...
                                                 Le médecin, au bout de quarante minutes passées avec deux infirmières à tenter de le réanimer, sans succès, du se résoudre à arrêter la procédure. Jean Pierre Klerman était médecin réanimateur depuis plus de quinze années. Mais il ne s'était jamais habitué à ce qu'il allait devoir faire... Affronter la famille d'un patient qu'il n'avait pu ramener dans le monde des vivants... L'agitation des dernières minutes fit place à un silence et à une inactivité pesante. Les deux infirmières étaient éprouvées elles aussi...
Klerman sortit dans le couloir, et se dirigea vers les parents de Paul. Monsieur Marchand était blême, épuisé par les dernières heures passées au chevet de son fils. Il avait encore la force de soutenir son épouse dont le regard cherchait la moindre lueur d'espoir ou de réussite dans celui du médecin s'approchant d'eux. L'instant d'après elle tombait à genoux, le visage entre ses mains retenue tant bien que mal par son mari...
Klerman avait annoncé le décès de Paul avec la voix la plus calme possible, mesurant chacun de ses mots, tentant de rendre l'inconcevable apaisant. Il savait cette annonce importante pour les familles mais ne se leurrait pas non plus sur les limites de son action. Il sortit ensuite quelques instants pour griller une cigarette devant l'entrée de la réa... Une de trop pensa t il... Comme trop souvent...

51

                                                  Nadine rouvrit à nouveau les yeux...
                                                  D'épuisement et sous l'effet des drogues que lui avait injecté Baur, elle avait à nouveau sombré dans une sorte d'univers parallèle et dans un sommeil agité. La pénombre était toujours présente... Envahissante, enveloppante...Il lui fallut quelques instants pour retrouver une conscience à peu près normale. L'effet des médicaments s'était estompé doucement, ne lui laissant que des céphalées et une sensation d'avoir la bouche cartonneuse. Elle avala difficilement sa salive. Elle se figea soudainement. Un rai de lumière encadrait la porte de sa geôle.
Baur !!
Etait ce lui?
Nadine se mit à trembler de tout son corps tout en se recroquevillant sur elle même.La porte resta close. Un bruit sourd, atténué par l'isolation de la pièce parvint à ses oreilles. Il y avait quelqu'un. Elle se trouvait à priori dans une cave... Peut être que quelqu'un pourrait l'entendre ?... Mais comment attirer l'attention, bâillonnée, encharnée, mains dans le dos ?... Son coeur s'emballa. Son cerveau, encore cotonneux se mit à fonctionner à plein régime... Ses yeux scrutaient avidement l'obscurité autour d'elle.

A SUIVRE...

par Cyril Poujoulat publié dans : Roman
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Dimanche 4 mai 2008
Bonjour à tous !

La suite d'OD ce soir  !!!
par Cyril Poujoulat publié dans : Roman
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Samedi 26 avril 2008

par Cyril Poujoulat publié dans : MUSIQUE
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Jeudi 17 avril 2008
J'adore ce groupe....


www.Tu.tv
par Cyril Poujoulat publié dans : MUSIQUE
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Jeudi 17 avril 2008
Bonjour à tous !!

Le module optionnel de troisième année approche....
Vous êtes 21 à venir nous rejoindre pour une nouvelle saison...
On va essayer de faire encore mieux que les années passées...
Au programme cette année : AFGSU de niveau 2 avec formation DSA, particiption à l'exercice NRBC réalisé sur l'hôpital Cochin, situations cliniques formatives au plus près de la réalité avec intégration du DSA dans certains cas, visite du SAMU Necker, présentation des UMJ de l' Hotel Dieu, prise en charge du patient anglophone, gestes d'urgences en pédiatrie, etc....etc....
Le tout sur un rythme effréné comme chaque année. et pleins de surprises supplémentaires !!
Voici en avant première la photo retenue pour servir d'affiche à la nouvelle saison...
JMM et moi même vous attendons !!!
par Cyril Poujoulat publié dans : INFOS GENERALES
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Jeudi 17 avril 2008

L’AFGSU pour les nuls !!!

 

 

 

 

 

Voici en quelques lignes les grandes lignes de l’AFGSU afin, de faciliter votre compréhension de cet impératif en terme de formation initiale, et d’exposer l’organisation que nous avons souhaiter mettre en œuvre sur notre IFSI…

 

Tout d’abord, il existe deux types d’AFGSU :

 

L’AFGSU de niveau 1, destinée aux personnels administratifs.

L’AFGSU de niveau 2, destinée aux personnels paramédicaux.

 

Pourquoi a t on décidé de mettre en place l’AFGSU ?

Tout simplement parce que la formation aux gestes et soins d’urgences est devenue une priorité de santé publique et que l’on est parti d’un constat alarmant : c’est que les chances de survie suite à un arrêt cardiaque à l’hôpital étaient inférieures à celles d’un arrêt se produisant dans la rue… La formation initiale des soignants a été pointée du doigt, de même, et c’est surtout c’est aspect là qui est important, que leur formation continue.

Cette formation est depuis le mois de septembre 2007, obligatoire pour les étudiants en soins infirmiers rentrant en première année pour pouvoir être présentés au DE (Diplôme d’Etat). La remise à niveau obligatoire pour garantir la validité de l’AFGSU constitue un élément de formation continue.

En terme de validation pour les étudiants, nous leur expliquons bien que ce n’est pas comme une évaluation classique. Nous faisons autant de rattrapages que nécessaires en espérant bien évidemment u’il n’y en ait pas trop. Jusqu’ici, nos statistiques sont plutôt très positives, et les quelques rattrapages sont organisés le plus souvent dans la foulée des séquences ou quelques jours plus tard à l’heure de table, ce qui permet limiter la gène sur les autres enseignements et d’avoir une grande flexibilité dans la réalisation.

 

L’AFGSU de niveau 2 est assez proche des enseignements dispensés par le Ministère de l’Intérieur (PSE1, PSE2, …). La grande différence est que l’apport théorique repose sur les bases des réflexions entre SAMU, et que cette formation est destinée essentiellement à une prise en charge hospitalière.

 

La validation est organisée en partenariat avec le CESU (SAMU) du secteur. Il existe dans certains IFSI comme le notre une convention entre le CESU et l’école.

Les formateurs d’IFSI doivent être (pour être réellement habilités à dispenser les enseignements) eux-mêmes titulaires de l’AFGSU de niveau 2 en cours de validité (cf plus bas), avoir suivi la formation de formateur relais dans un CESU, justifier d’une expérience professionnelle d’au moins un an dans un service d’urgences et/ou de réanimation, et cela, il y a moins de dix ans.

Pour valider leur AFGSU de niveau 2, les étudiants doivent être présents à la totalité des séquences et doivent avoir valider la prise en charge de deux urgences vitales dont une au moins sur un arrêt cardio respiratoire.

 

L’AFGSU de niveau 2 est valide pendant 4 ans pour la partie générale et 2 ans pour la partie NRBC.

 

Les formateurs d’IFSI sont habilités à dispenser la quasi-totalité des cours si ce n’est la partie NRBC qui elle, reste dispensée par des formateurs du CESU.

 

Sur notre IFSI, nous avons pris la décision de former toutes nos promotions sur l’année 2007-2008. Pour une simple et bonne raison, c’est que cette formation AFGSU de niveau 2 est obligatoire également pour pouvoir être aide soignant. La question s’est donc très rapidement posée de savoir ce que l’on pouvait faire pour les étudiants validant leur première année, mais décidant d’interrompre leurs études au-delà et de se tourner vers la profession d’aide soignant, ce qui était possible en terme de passerelle jusqu’ici…

La validation de l’AFGSU de niveau 2 dès la première année ou au plus tard en tout début de deuxième année est donc devenu une priorité afin de permettre l’équivalence avec le diplôme aide soignant.

Nous avons donc organisé la formation AFGSU de niveau 2 pour les troisième année dans un premier temps en l’intégrant au module d’urgences réanimation, puis pour les première année pour qui il nous restera la formation NRBC a organiser au mois de septembre afin de compléter leur formation, et au mois de juin, nos deuxième année réaliseront l’intégralité de la formation. Pour ce qui est de la promotion des AS, la formation sera réalisée en septembre…

 

En terme de personnels, nous sommes 4 formateurs relais dont un avec une AFGSU de niveau 2 valide + 2 formateurs du module d’urgences réanimation qui assurent une bonne partie des enseignements.

 

Voici comment nous avons articulé la formation de l’AFGSU de niveau 2 sur l’IFSI en tenant compte des recommandations du CESU Necker :

 

Tout d’abord, il faut partir de nouvelles techniques d’enseignement basées sur le modèle de la pédagogie active. C'est-à-dire partir des connaissances et méconnaissances des étudiants, sans leur donner d’apport théorique initial. Les apports théoriques se feront au fur et à mesure de la progression des séquences.

 

-          1 demi journée de TP avec validation, sur la prise en charge d’un inconscient qui ventile, Heimlich, et les hémorragies.

-          1 demi journée de TP avec validation, sur la prise en charge d’un arrêt cardio respiratoire en binôme, avec chariot d’urgence et insufflateur.

-          1 demi journée de cours théorique reprenant toutes les infos des deux premières séquences (cette séquence n’est pas obligatoire).

-          1 demi journée de cours et de TP sur la prise en charge des urgences potentielles (retrait de casque, accouchement inopiné, pose d’attelle, etc…).

-          1 demi journée de formation au défibrillateur semi automatique.

-          1 demi journée de formation au risque NRBC au centre NRBC de Broussais, sous le contrôle des formateurs du CESU.

 

En terme de matériel, nous disposons sur l’IFSI de deux mannequins adultes, de deux insufflateurs, et de nombreux mannequins de pédiatrie.

Notre grande chance est d’avoir un partenariat très efficace avec le CESU de Necker et des relations de travail très facilitantes, concernant le prêt notamment de défibrillateurs ou la programmation de formation NRBC. La pharmacie de Cochin est également très impliquée et répond toujours présente pour le prêt de bouteilles d’O2 lors des formations DSA que nous réalisons.

 

par Cyril Poujoulat publié dans : Gestes d'urgences 2007-2008
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Jeudi 17 avril 2008
Bienvenue au nouvel abonné qui, si je ne me trompe, est un fan du MO !!!
par Cyril Poujoulat publié dans : Humeurs
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Jeudi 17 avril 2008
Bonjour à tous !!

Info de dernière minute, obtenue cette nuit...
Le responsable du plan blanc pour le SAU souhaite que ce soient des troisième année qui participent à l'exercice. désolé pour les deuxième année... Mais ce n'est que repoussé! il y aura d'autres exercices l'année prochaine...
En revanche, nos troisième année étant en module optionnel sur cette période, j'ai eu l'idée d'intégrer cet exercice au MO que JMM et moi même animons sur les urgences ce qui me parait assez cohérent....
je vous tiens informé dès que possible.
A+ 
par Cyril Poujoulat publié dans : INFOS GENERALES
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Mercredi 16 avril 2008
Bonjour à tous !!!!

Ca y est, j'ai la date de l'exercice NRBC qui sera organisé sur l'hôpital !!
Le référent pour le SAU me l'a communiqué aujourd'hui...
Ce sera le mercredi 14 mai, de 9h à 13h.
Compte tenu de l'organisation de votre formation, ce ne sont pas les troisième année qui seront sollicités, mais les deuxième année...
Je ferais donc une info demain, juste avant l'éval pour vous expliquer les modalités de la participation (celles ci ont été vues avec notre adjointe).
A+
par Cyril Poujoulat publié dans : INFOS 2ème ANNEE
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Dimanche 6 avril 2008
Bonjour à tous !!!


Voici un petit diaporama expliquant la prise en charge de l'arrêt cardio respiratoire avec utilisation d'un DSA et de l'oxygénothérapie...




La première chose à faire dès lors que le bilan de conscience révèle un état d'inconscience est de mettre le lit à plat. Soit avec la télécomande ce qui prend du temps, soit en tirant vers le haut la poignée rouge du lit tout en appuyant sur le matelas pour le baisser (cette deuxième solution fait gagner de précieuses secondes).


Ensuite, après avoir libéré les voies aériennes supérieures et facilité la respiration du patient, on contrôle la ventilation, puis le pouls du patient...


Dès lors que l'arrêt cardio respiratoire est diagnostiqué, l'urgence est de masser le patient et d'alerter les secours.
Tout d'abord alerter une de ses collègues en lui demandant de ramener le chariot d'urgence. Ensuite, noter l'heure, mettre le patient sur un plan dur qui peut être la planche de la tête du lit, la planche en plexiglass qui ferme le chariot d'urgences ou alors en dernier recours, mettre le patient au sol... Ensuite, démarrer le massage cardiaque externe pendant que la collègue va appeler le numéro d'urgence spécifique aux arrêt cardio (normalement affiché dans le poste de soins, celui correspond à la réa). Idéalement la position pour faire un massage cardiaque efficace est d'être l'axe épaules-coudes-poignets verrouillés, tendus et perpendiculaire au sol afin d'être le plus efficace possible et pour éviter de glisser sur la poitrine du patient si celui ci a été choqué et donc couvert de gel à électrodes. deux solutions sont possibles : se mettre à genous sur le lit ou prendre le temps de baisser le lit et se placer à bonne hauteur.


Après avoir alerté les secours, revenir dans la chambre et mettre en oeuvre le DSA aussi rapidement que possible pendant que la collègue masse le patient.





Après avoir appuyer sur le bouton on de l'appareil, celui ci va vous demander de coller les patchs et de connecter le cable à l'appareil


Dès lors que l'appareil est branché, il va annoncer la mise en route d'une analyse du rythme cardiaque du patient et vous indiquer s'il y a une indication au choc. S'il n'y a pas d'indication, celà veut dire soit que le patient à repris une circulation correcte, soit que celui ci se trouve en asystolie, forme terminale de l'arrêt cardiaque, sur laquelle le DSA est inefficace. A ce moment là, seul le massage cardiaque externe peut sauver le patient.
Donc!, pendant que l'appareil fait l'analyse, il va vous demander de vous éloigner du patient. Le massage s'arrête. Un des IDE va devoir préparer rapidement l'oxygénothérapie. A savoir un débit de 15 l O2 pour l'adulte et 3-4 l / min pour le jeune enfant.
les bouteilles d'O2 comprennent deux molettes : une grande externe qui verrouille ou déverrouille l'arrivée d'O2, une autre à l'intérieur de la première permettant de régler le débit.
Il existe également une prise sur la bouteille permettant de la raccorder à un respirateur. mais attention dans tous les cas à bien vérifier la quantité restante dans la bouteille;
 



Dès lors que le choc est indiqué, l'appareil va se mettre en charge puis vous proposer de déclencher le choc. Le bouton jaune s'allume. Déclencher le choc en ayant retirer l'O2, écarté la bouteille, et en ayant vérifier que personne n'était en contact physique direct ou indirect avec le patient.


le choc passé, l'appareil va vous guider sur ce qu'il faut faire. Si la décision est depoursuivre le massage, celui ci va reprendre en intégrant l'oxygénothérapie. Par mesure de précaution, on allongera la bouteille d'O2 (contrairement à la photo). les gestes seront pratiqués jusqu'à la prochaine analyse. La ventilation à l'insufflateur est également facilité de même que l'intubation éventuelle du patient, si on retire la tête du lit (cf les poignées de fixation de part et d'autre des montants).
Sur l'insufflateur représenté, il n'y a pas de filtre antibactérien. Celui ci n'est pas indispensable si le BAVU est propre au patient (ce qui est rare, sauf en néonat). Sur un BAVU susceptible d'être utilisé sur plusiseurs patients, on doit trouver ce filtre antibactérien.

Si le patient reprend une circulation et une ventilation par la suite mais qu'il reste inconscient, le bon sens sera de l'installer sur le côté, de perfuser le patient s'il ne l'est pas (soluté isotonique, type G5% ou sérum phy, en garde veine), et de le scoper. Les électrodes seront laissées en place ainsi que la planche.
par Cyril Poujoulat publié dans : Gestes d'urgences 2007-2008
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